Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

mardi 12 janvier 2010

Le Sous-marin est en Plongée



Sans faire de bruit, le tout puissant et tout discret SPP vient de muter. Pas un article, pas un reportage. Boah, c'est d'importance mineure, quand trois minuscules pays comme le Canada, le Mexique et les États-Unis signent un traité concernant les questions frivoles de l'ÉCONOMIE et de la SÉCURITÉ. Pas de quoi dépêcher un journaliste. Après tout, les banques, la monnaie, le trésor, les impôts, les lois, l'armée, la police et les services de renseignement, qui s'en soucie ? c'est de la GNOGNOTE !

La lettre commune de Calderon, Harper et Obama, dernière entrée du site web mystérieux, ne fait mention de rien. « Le travail continue », nous annonce le message schizophrène au possible. Qui s'en inquiète ? À nous maintenant de deviner où réapparaîtra le dragon immergé. Roulement de tambour… J'ai ma petite idée là-dessus…

Sécurité
Prospérité
Partenariat
Sieg heil !

7 commentaires:

Jean-François Thibaud a dit…

Si je me risque à un commentaire, c'est parceque y'en a pas eu encore, et, malgré que j'ai cette vague impression qu'on se parle en circuit fermé, je me dis que ce serait bien de parler de ces choses.

Le dernier "press release" date de 2008, c'est dire comme cette organisation travaille sous les feux de la rampe. Je me rappelle aussi du reportage en direct au sommet de Montebello d'un journaliste Senior de Radio-Canada, qui était incapable de nommer l'acronyme ou le nom de cette organisme et encore moins sa fonction.

Toi qui connais bien ce dossier, on a eu droit à des reportages étranges à radio-canada à la fin de l'automne. Les autorités mexicaines se plaignaient devant la montée du (soi-disant ?) protectionisme américain que le Canada laissait tomber le Mexique dans les dossiers de libre-échange. Avaient-ils raison de se plaindre ? Si oui, ce erait que ce "libre-échange" ne va que dans une seule direction.

Zed a dit…

Le meilleur des mondes de Aldous Huxley se rapprocherait il un peu plus... En fait il n'était pas un visionnaire, il connaissait les plans...

Le dragon je le vois bien resurgir une fois que le dollar sera crashé pour de bon et qu'il faudra un système supléant, il sera alors de bonne augure leur fucking brand new dollar of north America...

Ca globalise, ca centralise mais trop peu percoivent que c'est a nos dépends.

Quand c'est qu'on va leur péter la gueule ?

Zed

* a dit…

chaque chose en son temps.

É. a dit…

Absolument aucun cassage de gueule au programme. Suffira, quand vous le voudrez, quand vous serez prêts, quand vous en aurez l'envie, de cesser de nourrir le dragon. Il mourra tout seul, sans coups sur la gueule. Le plus fou dans tout ça, c'est que de vivre ainsi, sans le servir, ou en le servant moins, c'est absolument chouette. Ça, c'est fou.

pseudio a dit…

ce que je leur dis depuis le début

Zed a dit…

Bien d'accord que c'est chouette de servir le moins possible le dragon, et je m'y tiens rigoureusement depuis des années, seulement j'ai pas l'impression que ça s'arrange tu vois...

Si t'es sûr que tout le monde finira par faire de même c'est génial, bel élan d'optimisme, je suis partisant théorique, sauf que pour l'instant de ce côté là j'ai plus trop d'illusions.

Je vois que c'est ceux qui agissent qui ont voie au chapitre, ceux qui actionnent les leviers du business et des influences ! Les autres, passifs, ils décorent juste la scène...

Je suis d'accord que si la big machine n'a plus d'énergie à consommer, leurs leviers serviront plus à rien, et ouaip, ce serait un parfait moyen de neutraliser le bordel...

Si tu m'assures que ça va arriver tout seul la mort du dragon, c'est cool, j'enterre la hache de guerre et j'attends tranquillement que la justice se fasse d'elle même; mais pour l'instant faute de conviction, je la tiens bien aiguisée cette hache, et prête a frapper ce tas d'enfoirés qui nous rules the world comme des nazis, et qui à ce jour se voient plébicités par la majorité...

J'suis un peu énervé tsé...

Peace, mais dans le violon..

É. a dit…

Cher Zed, comme je vous comprends. Je suis joueur de hockey de cœur et de chair et j'ai l'instinct de nettoyer le devant du filet et d'arracher la tête de celui qui fuck avec mon goaler.

Cependant, il ne faut jamais oublier ces deux éléments reliés par le ventre : primo, la bizness fonctionne aujourd'hui sur des marges de 3 à 15%. En privant les plus faibles maillons de 3% de leurs revenus, on réduit leur capacité de croissance à zéro, c'est-à-dire qu'on les asphyxie, le reste chutera par effondrement. Secundo, toute entreprise guerrière permet à ce même dragon de croître. Même si le groupe A ne consomme pas les ressources du dragon dans sa lutte (cocktails molotov et lance-toutous au lieu des fusils-d'assaut), la « défense » est justifiée par effet d'aspiration à puiser encore plus dans les poches du peuple pour s'armer (donc magasiner chez le dragon).

C'est l'effet inverse de ce qui est recherché. Ça me rappelle le syndrome très nord-américain de l'équipement sportif. Tout le monde revêt des protections rigides et coupantes pour se protéger des blessures. Résultat, les casques brisent les mains, les épaulettes fendent les tibias, c'est une démarche totalement irrationnelle qui, comme la pensée de Malthus, convainc 4 minutes quand on est très saoul.

Il est possible, évidemment, d'envisager avec plaisir la révolte violente contre ceux qui organisent si froidement et systématiquement la souffrance à l'échelle industrielle. Comme tant d'autres, je jouis en lisant les premières pages de Tale of Two Cities. Mais là réside la plus navrante des illusions. La monarchie est une partie de nous. Quand nous aurons transcendé cette étape médiévale de notre développement, plus personne n'aura envie de se faire chier dans ce rôle grotesque et avilissant du monarque ou de l'esclavagiste et personne ne permettra plus qu'on lui passe les fers virtuels du salariat, du loyer et de l'endettement.

Mon pari est le suivant : plus nous serons nombreux à passer à volonté la pseudo-barrière, plus nous nous approcherons du seuil critique où la machine craindra pour sa survie. À cet instant, il sera trop tard. Dans l'histoire des révolutions, c'est toujours la veille de l'écroulement que le monstre se démasque.

La tâche à accomplir est terriblement difficile. Il suffira de boire, marcher, pédaler, manger, faire l'amour, dormir, rêver, enfanter, lire, chanter, écrire, peindre, sculpter, danser, parler, écouter, bref : apprendre, œuvrer, aimer…

J'en suis intimement convaincu.