Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

jeudi 29 octobre 2009

Belle Époque pour les sales truies

8 commentaires:

Gomeux a dit…

On peut alors avancer, sans risque de se tordre le pied, que la fille de Castro est dans la boite aussi...
Tsé, l'écrivaine là.

RAINETTE a dit…

Il y a Castro et les castreuses. Castratrices ?

É. a dit…

La Castratrice Chauffe.

RAINETTE a dit…

Nan. Pas la Castafiore, la pharmacienne...je t'ai toujours dit de te méfier des pharmaciennes non ! :)

Jean-François Thibaud a dit…

Ouais. Que de courage !!! Pi éric que penses-tu du vidéo de castro ? Pas de commentaire sur l'actualité ? Aurais-t-il pu enregistrer ça l'an passé ?

Gaétan Bouchard a dit…

Une truie... soeur d'un sale porc de dictateur élu à vie!

É. a dit…

Un soir, je lisais une nouvelle dans un bar, au cours d'une soirée littéreuse qui mettait en scène un gros paquet de tes délicieux personnages. À un certain moment, un post-hippie néo-cool monte sur scène avec sa copine, qui je crois tapait sur un tambour, ou se mettait des échalottes dans le cul, j'ai oublié.

Il nous explique en préambule revenir à peine de Cuba, où il était allé en tant que membre de la mission « Pouêêtes-pou-la-démocrassie », ou un truc du genre.

Il se râcle la gorge d'un air indigné avant d'entreprendre de déclamer son pouêêême, une charge à fond de train contre les vilains socialisses qui emprisonnaient cette pôôôvre île, maintenue depuis 1958 loin des fruits délicieux du bonheur qui irradie toute colonie normale de l'Armée-riche.

Son jouli pouêême se terminait par ces mots…

Pendant des jours
J'ai cherché en vain
Encore et toujours
Le parlement cubain
Mais ô démôôcrassie… où est-elle
Entre les mains de fer du monstre Fidel


Bon. Au-delà de la douleur que m'inflige en général l'audition de pouésie qui rime au 21è siècle et malgré la fascination que peut exercer sur moi l'exhibition publique de l'idiotie moralisatrice de certains cancres, je n'ai pas pu m'empêcher de rétorquer :
— L'Assemblée Nationale Cubaine est en plein centre de la Havane ! Si jamais tu la cherches encore, viens me voir, esti de twit, je te la montrerai sur une carte !


Juste parce que je t'aime, je vais prendre deux minutes pour te résumer comment le système cubain fonctionne. T'es pas obligé de me croire sur parole, t'as qu'à faire ta propre enquête.

La formule de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire telle qu'elle existe aujourd'hui a été adoptée par référendum en 1976. Depuis, des élections générales sont tenues chaque 5 ans qui permettent d'élire les députés de l'assemblée. Ceux-ci élisent ensuite le président, le vice-président et le secrétaire, ainsi que les 31 membre du Conseil d'État, dont le président est le Chef de l'État et du gouvernement. Le Conseil d'État est imputable devant l'Assemblée. Celle-ci a le pouvoir d'amender la constitution, de voter des lois, de les amender ou de les abroger, ainsi que de débattre et approuver les politiques nationales de développement économique, le budget, les programmes financiers, l'élection du Conseil des Ministres, la présidence, mais également les membres de la Cour Suprême, ainsi que le Solliciteur Général de la république.

Bon… Je pourrais continuer longtemps, mais je ne sais pas s'il reste encore des lecteurs.

Avec le recul, je me dis que Castro a été complètement nul au plan de sa mise en marché. La sagesse aurait dicté qu'il se cache derrière des marionnettes, comme on le fait si bien dans nos grandes capitalo-démocrassies-spectaculaires. En ce sens, il aura vraiment été une sorte de personnage d'un autre siècle, un épouvantail vétuste, rappelant à certains dictateurs de l'ombre que parfois, ils pouvaient perdre quelques sous. Malgré tout son realismo, c'est sa candeur, qui finit par navrer. Un poussiéreux Don Quixote aux mains tremblantes, rampant devant le rouleau-compresseur de la plus intense concentration de pouvoir jamais assemblée. Presque pathétique.


Pff.
RIP, barbudo viejo.
É.

Vinosse a dit…

http://www.rue89.com/2009/10/31/a-montreal-politiques-et-mafieux-se-disputent-la-vedette-123977