Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

samedi 15 novembre 2008

JFK :
Sous nos yeux depuis tout ce temps

C'est la nuit dernière, en rêve, que le plus gros truc m'a sauté dans la face.

Que fait Jackie ? Elle ramasse des fragments de la tête de son mec, projetés sur le capot du coffre arrière de la bagnole. DERRIÈRE.


















27 commentaires:

Gomeux a dit…

Je me demande, comme ça, si ils lui ont laissé les morceaux, oubedon si ils les ont crissés à poubelles avec le cerveau au complet?

Pauvre femme, quand même...
L'horreur.

Gomeux a dit…

J'avais tout le temps cru qu'elle se penchait vers l'arrière pour aider le goon à embarquer, en regardant comme il faut, t'as raison, elle se crisse royalement du goon, elle ramasse les ti-morceaux...

McDoodle a dit…

Tu ne t'en souvenais plus, mais c'est toujours ce que tu as pensé. En regardant la vidéo, j'appréhendais cette scène. On s'imaginait Jackie en train d'essayer de remettre les morceaux en place. He's gonna be ok, I have everything...

É. a dit…

Argh.

É. a dit…

Enfin, chais pas si c'est clair, mais je voulais dire par là qu'il est IMPOSSIBLE que la balle soit venue du Dépôt de livres situé directement derrière la voiture. DONC la version officielle ne tient même pas UNE seconde.

McDoodle a dit…

Oui, c'était très clair.
Exactement ça. Je ne voulais pas brouiller les pistes... si jamais...

É. a dit…

T'en fais pas. L'embrouille est déjà tellement embrouillée !

Oando a dit…

Je vous invite a voir cette superbe interpretation des faits par Bill Hicks... c'est pas long du tout et ça vaut le coup

http://video.google.com/videoplay?docid=-1123478329757426695

Anonyme a dit…

Ce n'est pas des morceaux de cerveaux qu'elle veut mais sauver sa peau... Réflexe. Frayeur...
Cil

Mistral a dit…

Anonyme a raison. C'est avéré.

Mac, t'as beau haïr le cinéma... Le film de Stone expose ça en masse, et avant Jim Garrison le vrai, à la fin des sixties, I mean ça fait 35 ans, et le rapport Warren fournit des tonnes d'explications, et y a rien d'impossible à l'origine Dépot à cause de bouts de cervelle sur le capot arrière, un gun c'est salissant, tire un gars dans face pis ça va te splasher dessus, ça va pas poliment tout gicler par l'autre côté.

C'est le mouvement de la tête lors de l'impact qui invalide l'origine Dépot. Et la quatrieme balle qui anéantit la these du tireur seul, et prouve la conspiration.

Yvan a dit…

Perso je crois que Jackie a eu une réaction d'instinct de conservation envers un proche.
Elle a vu une partie de la tête de son mec se faire arracher et a voulu préserver son intégrité physique en voulant récupérer la partie manquante pour la recoller.
C'est mon interprétation.

Merci Mac, c'est le meilleur documentaire vu sur la question,
et sa seule existence me prouve la pertinence intemporelle du médium
cinéma, sans nommer tous les autres exemples du genre.

L'assassinat de Kennedy fut clairement une conspiration organisée à très haut niveau avec plusieurs tireurs dès que l'hypothèse farfelue de la balle unique fut démolie dabord par les avis concordants d'experts sur la sortie crânienne arrière d'une balle,le visionnement du film où on voit clairement que le projectile lui éclatant la tête provient de l'avant-droit du véhicule(le fameux boisé) en plus de tous les autres
détails incriminants tels les autres impacts de projectiles notamment celui du pare-brise,
l'extrême lenteur du véhicule et son chauffeur à réagir(il se retourne même pour voir les dégâts!),l'absence de gardes autour du véhicule, l'autopsie pratiquée pour la première fois par un amateur qui ne dissèque pas le corps avant son transport à Washington,les fenêtres ouvertes des édifices environnants,le maquillage de la blessure etc...

Cibouère,des gens de très haut pouvoir ont tablé sur le temps qui passe pour occulter la mémoire et nous faire avaler leur couleuvre, vu le temps que ça a pris pour voir l'évènement en détail.
Ça pue les Bush en tabarnac, avec le zouf à Georgie Boy qui pousse la chanson au point de dire:C'était pas moi mais un autre Georges Bush à la CIA. Héhéhé...

On a pas encore vu le quart de la merdasse Bushienne.
Ya le 9-11 qui les impliquent directement avec la filière Saoudienne...Bon j'arrête, j'ai déjà pris trop d'espace, désolé.

Mistral a dit…

Pas ta faute, c'est la sienne. Il fait exprès des fois, pour exciter les excités. Tu te méfies pas quand un gars dit qu'il a rêvé du film Zapruder et tout élucidé, et qu'il révèle ce que tout le monde sait? Y a toujours un énervé qui débarque, dérape vers la cinquième ligne en mêlant preuves et soupçons et fantasmes, à la fin le sujet a disparu et un groupe mange la shot: les Juifs, les Musulmans, Les nègres, les artistes, les snobs du Plateau, les Bush, les Kennedy (au moins on redéraperait sur le sujet: les Kennedy mangent la shot).

Daniel a dit…

Oui mais les mecs pendant que vous vous égoziller sur l'assasinat de Kennedy, vous avez déjà oublié le texte qui est plus bas et qui porte sur les FARC. Et vlan! tiens un autre appel...

Yvan a dit…

Mais Daniel on s'égosille pas pantoute, on discute des Kennedy et leur histoire.Famille maudite.
Z'en ont toujours pris plein la gueule dans l'histoire des USA.
Une famille puissante soit; mais
autre.Différente et intolérable
il semble bien au vu de l'histoire américaine,séculairement réductrice et violente.

Le billet de Mac sur les Farc
sera toujours là et ouvert à discussion il me semble,
moi j'aime bien prendre le temps.
Désolé si tu t'impatientes mais
je n'en suis pas responsable.

No sweat,but I'll take
the call when it's time.

Daniel a dit…

Ne vous en faites pas monsieur Yvan, le trouble n'était pas bien gros.

É. a dit…

Cher Mist, voilà maintenant six heures que je cherche des traces de cet argument sans succès. Tu me ferais bien plaisir en m'envoyant un lien se rapportant aux premiers auteurs ayant remarqué ce détail. J'ai vu le film de Stone, mais je ne me souviens pas que Garrison y fasse allusion. Qu'on me corrige, ça me fera bien plaisir. J'ai en ma possession plusieurs bouquins traitant du sujet, dont celui de Groden, ici même à Sauve. Je vais le repasser d'un bout à l'autre, puisque tu me fais douter.

L'explication officielle de la commission Warren ET de la Commission sur les assassinats demeure que la balle fatale est venue de l'arrière, ce qui a causé un mouvement nerveux involontaire, qui a projeté monsieur Kennedy vers l'arrière. L'étude des données acoustiques recueillies grâce à un microphone de motard laissé allumé a forcé la Commission sur les assassinats à admettre la présence d'un second tireur situé devant la limousine, mais ce fait a par la suite été enterré très profondément et la conclusion finale du rapport prétend toujours avoir affaire à un seul homme (Oswald).

Il n'est pas trop important de savoir qui découvre quoi à quel moment, et honnêtement, je serais bien heureux d'apprendre que tout le monde a remarqué ce détail, ce qui me rassurerait sur la nature humaine.

En terminant, le fait que les versions officielles douteuses et l'obscurantisme continuent à faire rage dans cette affaire prouve hors de tout doute raisonnable que les véritables auteurs de cette tragédie jouissent d'une position omnipotente jusqu'à ce jour.

Mais ça, vous me pardonnerez de le rappeler, c'est rien de nouveau non plus.

Mistral a dit…

Salut!

Je suis pas sûr de quel argument, quel détail au juste est problématique, mais je doute aussi, si ce que tu cherches existait tu l'aurais trouvé, et en moins de six heures; ça te prend rarement plus que le temps de griller un cigarillo. Mais je soupçonne qu'on a un malentendu. Anyway, tu peux préciser? M'y mettrai sans tarder.

É. a dit…

Enfin, toute personne sensée voyant ce bout de film sait. Mais malgré tout, les étouffeurs ont sorti toutes sortes de conneries pour calmer la révolte potentielle, dont cette histoire de réflexe nerveux (!). Ça serait presque drôle, si ce n'était pas si triste de voir un type se faire exploser le crâne devant tout le monde.

Des milliers d'arguments ont été avancée d'un côté comme de l'autre, mais il reste que l'éjection de ces débris vers l'arrière du véhicule prouve en un instant que la balle (du moins une des balles) n'a pas pu venir de l'arrière.

Devant la Commission Warren, Jackie ne se souvenait pas d'être montée sur l'arrière de la voiture. Pauvre petite. Son geste filmé pour la postérité démontre la fausseté de la version officielle.

Pour chaque évidence de cette journée-là, un réseau de mensonges contradictoires a été tissé. Y ont du budget, les ti-boyz.

jo jaguar a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
jo jaguar a dit…

Quand un homme est assassiné le premier suspect est sa femme!!
Et là bizarrement il n'y a jamais eu d'enquête sur Jackie!!
Son emploi du temps au moment des faits?
Elle n'a pas d'alibi et le monde entier la voit s'échapper des lieux du crime!
Que vous faut-il de plus?

jo jaguar a dit…

J'ai rêvé moi que je baisais avec Jackie dans une voiture!

É. a dit…

Bon, ben, mesdames messieurs, Mist a foutrement raison. Groden parle effectivement de ça, quoi qu'il en fasse bien peu de cas, y consacrant 3 lignes, à la page 230 de son gigantesque High Treason (Berkley Books, New York, 1989).

Il me semble que tout est réglé une fois qu'on réalise qu'il est impossible que des débris jaillissent à deux mètres (on parle même d'un fragment de crâne à 5 mètres de la voiture) en direction du tireur. Ils ont voulu insister sur cette connerie de Dépôt de Livres, alors que l'évidence démontre le contraire, avec ou sans réflexe nerveux, balle magique et échos impossibles… donc : conspiration. Point barre (eh, eh, Mist).

Cette version mensongère et frauduleuse est encore soutenue par les autorités, ce qui implique que le pouvoir en place jusqu'à ce jour est responsable de ce crime ahurissant, donc également que chaque administration l'a été depuis, quelque soit le parti au pouvoir, ce qui PROUVE à mon humble avis de façon empirique l'existence d'un pouvoir occulte supérieur à la classe politico-économique.

Daniel a dit…

Une question comme ça... Bobby Kennedy, lui aussi assasiné dans des circonstances troubles quelques années plus tard, a été un témoin privilégié de l'assasinat de son frére et de ce qui s'en est suivi, puisque si je ne m'abuse il était alors l'équivalent du ministre de la justice aux États-Unis et à ce titre celui en charge du FBI. La thése du complot semblant solidement étayée, pourquoi Bobby aurait-il en quelque sorte lui aussi soutenu les conclusions du rapport Warren ? ou du moins n'en aurait pas contesté publiquement les conclusions ?

É. a dit…

La Commission Warren, dotée d'une suprême juridiction (même sur les lois de la physique) a été établie par un ordre présidentiel du sympathique Lyndon Johnson le 29 novembre '63 et stoppait de facto toutes les autres enquêtes en cours, dont celle de la police de Dallas.

Il est connu que RFK ait demandé publiquement à LBJ « pourquoi as-tu fait assassiner mon frère ? ».

On décrit la fin de ce mandat comme une sorte de lente agonie, et RFK s'est apparemment retrouvé totalement isolé et légèrement catatonique après le 22 novembre 63.

Il était en voie de battre ce même LBJ à l'investiture démocrate lorsqu'un tireur fou et… Arabe a ouvert le feu sur lui de face tout en l'atteignant dans le dos d'une montagne de projectiles de divers calibres pendant que d'excellents gardes du corps tentaient de le maîtriser (l'assassin, pas le candidat… quoique…).

Quant au FBI, il faut dire que son rôle est étrange dans l'affaire. C'est au FBI que les Kennedy ont fait appel pour mettre au pas les anti-castristes de la CIA qui mettaient en péril l'équilibre de la guerre froide. Hoover semblait bien enthousiaste à l'idée d'en découdre avec la mafia/CIA.

Rappelons que JFK avait limogé Charles Cabell et Allen Dulles de la CIA après la Baie des Cochons. Le frère de Cabell était maire de Dallas en novembre 63, et Allen Dulles (ex avocat de IG Farben dans les années 30) s'est retrouvé à mener la Commission Warren chargée de l'enquête sur l'assassinat.

Peut-être que tout s'est joué entre ces trois pouvoirs, l'exécutif élu au milieu, puis les deux grosses excroissances secrètes et pégroïdes chacune de leur côté.

À la fin, c'est la démocrassssie qui sort gagnante, comme toujours, et le peuple s'exprime en toute liberté, et puis… Y a toujours un genre de Noël qui s'en vient à plus ou moins brève échéance. Tching, tching, tching.

Mistral a dit…

Ce récent ouvrage (Brothers, David Talbot, Free Press, New York, 2007, 478 pages), plutôt bien fait, creuse surtout la question même que soulève Daniel. Outre tout ce que Mac rappelle, on est presque convaincu que RFK attendait de s'installer à la Maison-Blanche avant de rouvrir l'enquête, estimant que sans ce pouvoir, il n'arriverait nulle part et/ou serait assassiné.

É. a dit…

Ces types étaient-ils de grands naïfs, ou quoi ? Insouciants, un peu ? Candides ? JFK avait exprimé l'intention de dissoudre la CIA. Il ne pouvait pas ignorer le nombre de pistolets dans l'armoire, quand même. C'est très étrange quand on y réfléchit, presque christique. Ça m'énerve.

Mistral a dit…

J'ai jamais trouvé de source solide pour cette fameuse annonce de K visant la CIA. Au mieux, à titre d'exemple, une interview de Pierre Salinger avec PPDA trente ans après, dix minutes en prime time sur les portes tournantes de la WH, Jackie out the front les secrétaires jumping in the pool out back, et vingt secondes sur la CIA, mettons, les sourcils de Salinger: «Oui, il a dit ça. J'étais là!» Salinger didn't know shit from a kick in the groin, he was a mouthpiece, and a fat loud vain mouth at that, he talked too much, so the K's (and Kenny O'Donnell) told him only what they wanted to see on tv and read in the paper. If he wasn't so pretentious, fragile and full of hot air, he would look back on these years, forgive himself for having been such a hothead, and stop divulging those precious little historical tidbits one at a time every year or so, whether to settle a divorce or buy a Matisse or see his ugly mug on the tube. But he can hardly publicly revisit thirty years of so so souvenirs, he'd look the fool or the outright conman...