Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

lundi 1 septembre 2008

Premier Septembre 1939 : Version officielle (légèrement révisée en 1945)




Les puissants Polonais, impérialistes et agressifs, attaquent par traîtrise une Allemagne Nazie pacifiste et sans défense. Fort heureusement, la supériorité de la race des blonds (et aussi le nombre de bombes qu'ils larguent en 48h) leur permet de reprendre le dessus ! Pour s'assurer, dans sa grande magnanimité, de libérer le peuple Polonais (pourtant perfide de nature) de la tyrannie, le bon monsieur Hitler prend ses responsabilités de leader du monde civilisé et permet à ses divisions de Panzers de procéder à un changement de régime à Varsovie, le plus doucement possible.

Ensuite, en raison de l'ampleur désastreuse de la désinformation despotique diffusée depuis des décennies par un système d'éducation polonais corrompu, impérialiste, communiste, syphilitique et homosexuel, le gouvernement démocratique et pacifiste de l'Allemagne du Troisième Reich se voit forcé d'organiser l'abattage (une balle suffit généralement) de tous les Polonais qui savent lire et écrire, et ce, village par village. Les Polonais accueillent le programme avec un délire de joie, réalisant que la voie claire et limpide du progrès passe par les chenilles des chars d'assaut teutons. Par la même occasion, des campings spéciaux sont élaborés, qui donnent enfin l'occasion aux sympathiques ressortissants polonais d'origine juive d'aller faire un peu de plein-air loin de la ville, histoire de prendre des forces.




6 commentaires:

'nique a dit…

Ils n'ont que normalisé la situation dans la joie et l'allégresse quoi!

Gomeux a dit…

C'était le bon temps, chacun à sa place!

Daniel a dit…

Tout le monde s'entend pour dire que au cours de cette guerre, les polonais ont été traité comme de la merde, beaucoup plus que de la façon dont les français ont été traité par les allemands durant l'occupation. Calamité géopolitique oblige, les polonais ont aussi été dépecés et traités comme de la merde par les troupes du bon staline dès le début de la guerre. Qu'on se souvienne du pacte Ribbentrop-Molotov...

É. a dit…

Et vers la fin de la guerre, alors que les tanks russes étaient à portée de tir de Varsovie, la ville s'est soulevée contre l'occupant Nazi. Pour ne pas faire de peine à quiconque et ne pas se mêler de se qui ne le regardait pas, le bon Josef a préféré laisser les belligérents régler leurs différends à armes égales, la Wermacht d'un côté, avec mortiers, canons et mitrailleuses ; les insurgés polonais, de l'autre, avec des briques et des bouteilles.

Il ne restait plus aux Soviétiques qu'à assassiner les meneurs du soulèvement pour assurer ensuite une Pologne douce et pacifique, du moins pour quelques années.

Décicément, y a des moments, vaut mieux pas habiter sur un terrain plein de ressources. Ou pire, dans un monde d'acier brutal, faire partie des tout derniers humains à savoir lire et écrire.

Daniel a dit…

Les foules ne se ruent pas sur ce blogue pour échanger sur la seconde guerre mondiale, quelque chose qui semble s'être passé tout juste après la bataille d'Alésia. C'est pourquoi il est difficile d'aller ensemble au de-là du quotidien "égotique" Les téléromans ont un bel avenir devant eux...

É. a dit…

A se rappelle pu comment se rappeler.
Amnésie son café.