Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

samedi 28 juin 2008

Apocalypse : tout de suite !

Voici un gentil article de l'AFP, une filiale subtile de la CIA. C'est fait pour que l'écolo lise avec empathie, en faisant oui de la tête, se révolte un peu, puis se rassure à la fin. Y a de bons côtés à la fin du monde ! C'est bon pour l'économie. Comme la peste est bonne pour l'industrie des fossoyeurs et les tremblements de terre sont bons pour le marché de la construction. Faut regarder le bon côté de la vie… et de la mort.






Le pôle Nord sans glace cet été?



Jean-Louis Santini
Agence France-Presse
Washington

Le pôle Nord pourrait momentanément être libéré des glaces cet été, un fait sans précédent dans les temps modernes qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique, selon un glaciologue américain.

«Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace», a expliqué à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado).

Évaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique a jugé «concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord».

La fonte des glaces au pôle Nord «s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes», a-t-il ajouté.

«Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan Arctique d'ici 2030 ou autour de cette date», a poursuivi le glaciologue. Il y a quelques années, ce scénario était anticipé entre 2050 et 2100, a-t-il rappelé.

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

«D'un point de vue scientifique, le pôle Nord est un point comme un autre sur le globe, mais le fait que la glace puisse y fondre totalement (même brièvement) a un sens symbolique fort dans l'imagination populaire», a relevé Mark Serreze.

«Il est difficile d'imaginer le pôle Nord sans glace et n'oubliez pas que le le Père Noël y habite», a-t-il plaisanté.

Mais ce phénomène est «juste un autre indicateur de la disparition de la banquise arctique».

«Je suis néanmoins surpris» que cela puisse se produire aussi vite.»Il y a seulement cinq ans je ne l'aurais même pas imaginé», a encore dit ce scientifique.

Durant l'été arctique 2007, la superficie de la banquise à la mi-septembre, au plus fort de la fonte, a été la plus faible jamais mesurée par les satellites et probablement depuis un siècle, a rappelé Mark Serreze.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année, «nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore», a noté le chercheur.

La saison de fonte dans l'Arctique commence à la mi-juin. La glace atteint son minimum à la mi-septembre et son maximum en hiver à la mi-mars.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre devrait légèrement ralentir ce phénomène mais l'inverser prendra très longtemps, a jugé ce scientifique.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés. Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les longs détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts
.

29 commentaires:

Gomeux a dit…

Maudit esti de calisse de tabarnac du saint-cibouère.
Kessé ça??

Les voiliiiiiers pourraient y naviguer.

Les voiliers???
Oh, oui, pass que c'est pas des brises glaces.

Et le père Noël vit là, aussi.
Oh, oui, c'est vrai.


Beau boulot.
Allons voir chez Reuters.


Je me demande depuis quand les pétroleux savent que le pétrole crée les gaz à effets de serres.
Je dis probablement au moins 40-50-60 ans.
Les sales...
Asti de chiens du calisse.
Jme peux pu.

& a dit…

Ben, les premiers qui ont fait marcher un moteur dans un garage fermé ont dû se dire que « marde, on étouffe, man ! » Après, tout le reste, c'est du déni.

Gomeux a dit…

Voilà.
Tout est là.
Dans le garage.

& a dit…

Gare à l'âge ! Le fond de l'ère effraie !

Etienne a dit…

Si j'me souviens bien d'l'histoire, le premier à avoir fait tourner un moteur l'a fait sur le comptoir de sa cuisine. Pis sa femme a été la première à réaliser que ça allait être ben du touble c't'affaire là.

Etienne a dit…

Dans les bons côtés de la fonte des glaces, il faudrait aussi ajouter que ça permet à Stephen d'augmenter le budget militaire en douce, puisque supposément que le Canda doit affirmer sa souveraineté sur toute ces belles richesses…

& a dit…

Oui, le banquier qui commande Stephen et les Bush raffole de ces charades sur la souveraineté des États !

Daniel a dit…

Ah justement, il y a une rare entrevue de Paul Desmarais dans le dernier numéro du journal Le Point. On y apprend que monsieur est pour un renforecement de 'l'alliance nord-américaine" et que advenant l'indépendance du Québec ' Ce sera la fin" qu'il a beaucoup de respect pour Bush pére et que recevoir dans son domaine de Sagard le grattin politico-finacier de ce monde et celui du petit monde politique québécois est une chose normale de la vie. Alors que des gens mal intetionnés comme moi appelerait cela du traffic d'influence. On peut parier que Al Gore dans sa croisade contre l'effet de serre, y est allé lui aussi...

& a dit…

Oui, c'est l'effet de serre tel que le ressent le petit rat que l'aigle mène à son nid.

Gomeux a dit…

Étienne, tu me rappelles que dans les débuts de l'automobile, les femmes aimaient pas ça pantoute.
Préféraient les chars électrique.
Ça sentait meilleur et ça faisait pas de bruit.
Faut tu être innocente!
Tsé.
La preuve.

Ptain, 'Rickie, c'est mon jeu de mot favori de toi de toute l'histoire de l'humanité du monde entier international de l'univers.

& a dit…

Au moins à ça que ça sert !

:0)

Morgane Le Fay a dit…

C'est ça et sous peu on aura des compagnies américaines dans le grand nord pour construire des puits de pétrole... mais que dis-je? C'est déjà fait! Et puis ces putains d'hypocrites qui décident de donner un "statut" protégé à l'ours polaire en voie de disparition 2 SEMAINES avant d'annoncer que les futures compagnies pétrolières américaines dans le grand nord auront le droit d'utiliser "les moyens qu'il faut" pour ne pas se faire "déranger" par les ours lors de la construction de leurs plateformes?!?!?!?

Give me a gun anybody...
Bon je me calme, trop chaud ici.

Merci poking buddy ca va rajouter une couche de plus à ma chronique radio!

louisp a dit…

Je suis économiste et ça ne me réjouit pas... aussi néolibéral que je sois.

"et les tremblements de terre sont bons pour le marché de la construction." Mais pas très bon pour l'économie....

Je suis sûr que vous êtes tous des fans finis de Bastiat et le Sophisme de la vitre cassée (http://fr.wikisource.org/wiki/Ce_qu%E2%80%99on_voit_et_ce_qu%E2%80%99on_ne_voit_pas#I._La_Vitre_cass.C3.A9e).

& a dit…

Ces catastrophes-là sont de simples impôts. La société perd ce que gagne l'élite pointue. Et le blaireau finit par louer aux seigneurs la maison qu'il a bâtie de ses mains. Et les bras de son fils. Et le c… de sa fille…

gaétan a dit…

Curieusement quelques jours avant de nous annoncer qu'il n'y aurait pas de glace cette année au pôle nord, est paru dans les médias une étude affirmant que l'environnement n'était plus la préoccupation numéro un de canadiens mais bien le prix du pétrole. Vrai ou pas ça aide pour que le monde s'en crisse que le père nowel change son traîneau pour un sea-doo. Cé les ceusses qui ont des parts dans bombardier qui vont être content!

Gomeux a dit…

Cher Louis.
Je suis membre des Sophistes Anonymes.
Nous sommes quelques membres, dont certains sont assez connus,
Naomie Klein, entre autres.
Pardonnez moi toutes remarques qui auraient pu blesser l'ordre établi du néo-libéralisme-post-néo-conservateurs.
Je sophise à mon insu mais je suis en rémission.
Merci de me le rappeler et, encore une fois, pardonnez moi, vraiment, toute offense que j'aurais pu commettre.

& a dit…

Un économiste néo-libéral peut-il nous dire un peu ce qui s'est passé avec le miracle argentin, qu'on citait en exemple comme un fleuron du néolibéralisme grâce au Dumontoïde Carlos Menem ? Peut-être serait-il possible au même monsieur de nous expliquer les succès du néolibéralisme au Mali, en Côte d'Ivoire et en Bolivie, toujours histoire qu'on se fasse un idée de la capacité des économistes à analyser froidement la teneur réelle et pragmatique des idéaux qu'ils croient embrasser.

Aussi, je voudrais bien qu'un économiste néolibéral m'explique point par point ce qu'il y a de NÉO dans la politique néolibérale, c'est-à-dire ce qui la distingue, au plan socio-économique, du simple fascisme.

Se pourrait-il qu'il ne s'agisse que d'une grosse faillite repartie sous un autre nom ?

Comme dans le cas des OGM, si les économistes néolibéraux croient véritablement à leur projet, peuvent-ils m'expliquer pourquoi il est impossible d'en débattre publiquement ?

Les précédents innombrables, regardés de façon neutre, vouent ce bric-à-brac pseudo économique aux oubliettes de la civilisation. La soupape qui empêche l'avènement de cette libération est la répression. Celle des idées, grâce à l'arsenal de la société du spectacle, mais également celles, moins subtiles, de la «justice» et de l'hyperviolence (M16, F-18, Tomahawk).

Ultimement, c'est la gourmandise qui fera périr votre dragon, monsieur Louis. Enlevez son popcorn à Monsieur Blaireau, il remarquera tout à coup les effets spéciaux qui rendent votre charade si crédible. Votre cher dragon n'avait pas besoin des 4 sous du popcorn, monsieur l'économiste. Mais il est trop tard, maintenant, monsieur Blaireau ne veut plus travailler, ne veut plus aller à vos guerres, ne veut plus acheminer le miel dans les canules. Voilà la terrible et ahurissante stupidité du néolibéralisme. La sagesse esclavagiste aurait pourtant voulu que vous ajoutiez du beurre au popcorn. Le règne des Pharaons peut durer l'éternité. Juste un peu de beurre.

Mais non.
Faut toujours tenter le diable.

jo jaguar a dit…

Si le père Noël est obligé de déménagé, ça va pété. Personne ne laissera faire ça, je vous le dis!

louisp a dit…

Beaucoup de question, peu de temps.

Je vais répondre aux questions plus faciles. Et plus tard, je vais parler de l'Argentine.

Commençons
"Aussi, je voudrais bien qu'un économiste néolibéral m'explique point par point ce qu'il y a de NÉO dans la politique néolibérale, c'est-à-dire ce qui la distingue, au plan socio-économique, du simple fascisme."

En fait, le terme néolibéral a été dénaturé par plusieurs commentateurs, éditorialistes, académiques etc. Bref, vous avez raison...il n'y a rien de néo dans néolibéralisme à part une chose, la reconnaissance de la nécessité de l'état pour assurer le bon fonctionnement des marchés. Donc, néolibéral = libéral classique + présence de l'état pour assurer le bon fonctionnement des marchés.

Ainsi, la discussion tourne souvent entre qu'est-ce qui est pire...un échec du marché ou un échec des gouvernements. Cela change selon le cas.

Maintenant, le terme néolibéral est utilisé pour dire tout et rien. Il a été totalement vidé de son sens et est maintenant un espèce de terme fourre-tout. Je trouve que le meilleur exemple récent de l'utilisation stupide du mot néolibéral est la chronique de Marie-France Bazzo sur la F1. C'est stupide et ça ne veut rien dire.

Pour ce qui est du facisme et du néolibéralisme...c'est assez drôle de lier les deux ensemble. Toutes les incarnations des régimes facistes avaient tous en commun un gros aspect sociale et de collectivisme...un peu l'antithèse du néolibéralisme n'est-ce pas.

De la plume de Mussolini:"Anti-individualistic, the fascist conception of life stresses the importance of the State and accepts the individual only insofar as his interests coincide with those of the State, which stands for the conscience and the universal will of man as a historic entity.... The fascist conception of the State is all-embracing; outside of it no human or spiritual values can exist, much less have value.... Fascism is therefore opposed to that form of democracy which equates a nation to the majority, lowering it to the level of the largest number.... We are free to believe that this is the century of authority, a century tending to the 'right', a Fascist century. If the nineteenth century was the century of the individual we are free to believe that this is the 'collective' century, and therefore the century of the State."


OGM
"Comme dans le cas des OGM, si les économistes néolibéraux croient véritablement à leur projet, peuvent-ils m'expliquer pourquoi il est impossible d'en débattre publiquement ?"

Je vois difficilement ici le rapport avec les économistes néolibéraux. Je pense ici, c'est beaucoup plus le principe de précaution qui est en cause. Et ça honnêtement c'est beaucoup plus le domaine des philosophes. Il est clair que les "économistes néolibéraux" sont beaucoup plus attachés à la raison (vu les hypothèses de bases qu'ils utilisent dans leurs modèles) et donc ne sont pas des fans de d'un principe basé beaucoup plus sur la peur que la raison. Par contre, je peux très bien imaginer des économistes que vous considériez comme des néolibéraux qui n'ont aucun problème avec le principe de précaution.

Moi, personellement, je ne suis pas anti-OGM. Je pense qu'il faut peser les pours et les contres. Et, ce n'est pas impossible de débattre des OGMs publiquement, ces débats là ne manque justement pas. Si vous voulez un version "néolibéral", je vous invite à lire Jagdish Bhagwati et son livre In Defense of Globalization. Il y a un chapître intéressant sur le principe de précaution.

& a dit…

Fleurs
Cher Louis, je suis bien content que vous soyez là, malgré nos insolubles différends. Vous revenez de temps à autres, malgré qu'on ne vous épargne pas, et c'est tout à votre honneur. Je sens que vous en avez sous le capot et c'est pourquoi je ne vous ménage pas (libre à vous de varger dans le mou également). Sachez que vous êtes cordialement le bienvenu ici.

Pot
La description que fait notre cher Benito de l'État fasciste idéal me semble correspondre assez exactement à celui qui sévit aujourd'hui en Occident, avec la très subtile nuance de la répression par le spectacle et du consentement arraché par mensonge et calomnie.

L'exemple des OGM servait à ça. Les producteurs refusent depuis le début d'étiqueter les emballages contenant leurs petits poisons à deux balles. Où est le débat, en l'absence d'information ? Pour qu'il y ait débat, il est nécessaire de permettre la participation d'opposants. Le régime fantoche du médiaspectacle met plutôt en scène des marionnettes censées représenter les « deux points de vues », c'est à dire les deux facettes de la même pièce de fausse monnaie. Le rôle du public est de rester crétin face à cette saynète et de choisir son côté. Tant qu'on opposera des vudettes cinémateuses sur des plateaux cinémateux dans des « débats » ayant toute l'allure de corridas sportives, qu'on ne me parle pas de débat. Si vous comptez sur Waridell et son projet de « magasinage amélioré » pour représenter une opposition au defacto industrialo-militaire, vous fumez la moquette.

Vous prétendez que votre caste des économistes néolibéraux est caractérisée par le rationalisme. Si tel est le cas, au vu des catastrophes répétées que votre système a engendré pour les peuples qui y ont été soumis, on ne peut que tirer l'une de deux conclusions.

Possibilité numéro 1 :
Comme ces mises en œuvre ont inéluctablement mené à des hécatombes de pauvreté chez les classes ouvrières et à des fontaines de diamants pour les élites, ce que vous tentez de faire passer pour du rationalisme pourrait en réalité être du simple cynisme de caste.

Possiblité numéro 2 :
Vous êtes victimes de socioschizophrénie. Allez voir sur le terrain. Ces systèmes ne réussissent pas à engendrer l'harmonie et la cohésion. Ce ne sont que des opérations de détroussage.

Tout est mis en œuvre pour empêcher monsieur tout le monde de savoir sur quoi il vote et pourquoi son fils va se battre (à la guerre ou à l'usine). Qui connaît le fonctionnement des banques centrales ? quel pourcentage de ceux que ces mêmes banques tiennent en leur pouvoir a la moindre idée de ce que représente la monnaie, de la capacité de ces mêmes initiés à causer récessions et inflations ?

Je ne crois pas qu'il s'agisse d'erreurs, ou de manquements. Il est évident pour moi aujourd'hui, finalement, que les principaux piliers sur lesquels repose le projet occidental d'empire sont taillés dans le mythe, la fadaise et l'imposture, d'un côté, et dans la pérennité du néodespotisme, de l'autre.

louisp a dit…

"La description que fait notre cher Benito de l'État fasciste idéal me semble correspondre assez exactement à celui qui sévit aujourd'hui en Occident, avec la très subtile nuance de la répression par le spectacle et du consentement arraché par mensonge et calomnie."
Fasciste serait un peu trop sévère. Qu'on le veuille ou non, la "majorité" décide encore des politiques qui sont misent en place. Du moins, elle l'accepte tacitement.
Je ne suis pas prêt à dire que les gens sont réprimés par le spectacle et le mensonge. Honnêtement, je pense que beaucoup de gens n'aiment pas se faire dire la vérité. Comment un politicien peut sans rire dire qu'il faut baisser les prix de l'essence et en même temps dire qu'il faut prioritairement combattre la pollution ? Je ne sais pas. La conception qu'il faut faire des choix dans la vie semble avoir été évacué de l'esprit de plusieurs.
Donc, pour un politicien, il est très rationnel de dire n'importe quoi en espérant faire des politiques qui vont accomplir un résultat "satisfaisant". J'imagine que c'est pour ça que les avocats réussissent bien dans ce métier.

Je m'égare. Le gens peuvent-il vraiment être réprimé par le spectacle ? Je suis d'accord avec vous que le média ne font très bien leur rôle. (Et je suis heureux d'apprendre que je ne suis pas le seul qui trouve Mme Waridell dépourvu de contenu).

Il y a une théorie en économie qui explique (ou essai d'expliquer...selon vos préférences) le manque d'intérêt qu'on les gens pour l'information utile pour porter des jugements éclairés. Elle s'appelle l'"ignorance rationnelle". Bref, le concept est simple. Il y a peu de gain pour un individu de ce tenir informé d'une manière satisfaisante. Il y a l'exercice du droit de vote à tout les 3 à 5 ans. Mais le problème, c'est que les gens ne sont pas cons. Ils savent très bien qu'ils ne peuvent pas réalistiquement influencer le résultat d'une élection. Car influencer une élection revient à être LE VOTE décisif qui ferait changer le résultat d'un bord comme de l'autre. Ainsi...cette possibilité est infinitésimale...donc...les gains seront minimes ou même nuls. Ceci est un peu caricaturale car nous ne sommes pas tous des calculatrices, mais cela illustre un point. Se tenir informé coûte très cher en terme de temps...lire le journal, internet, films, conférences, littérature académique etc. Et à moins d'être quelqu'un qui adore s'informer et en discuté avec des pairs...ses gains reste très limité.

Alors, est-ce que c'est les gens qui sont réprimé...ou c'est eux-mêmes qui s'en contre-fiche? Ou du moins préfère la version "cheap" de l'information. Si les gens voulaient réellement une information complète, ils l'auraient.

"Si vous comptez sur Waridell et son projet de « magasinage amélioré » pour représenter une opposition au defacto industrialo-militaire, vous fumez la moquette."

En fait, je pense que son plan repose sur une incompréhension totale des mécanismes de l'économie, sur un xénophobisme bien assumé et une jolie fausse conscience sociale.


"Vous prétendez que votre caste des économistes néolibéraux est caractérisée par le rationalisme. Si tel est le cas, au vu des catastrophes répétées que votre système a engendré pour les peuples qui y ont été soumis, on ne peut que tirer l'une de deux conclusions.

Possibilité numéro 1 :
Comme ces mises en œuvre ont inéluctablement mené à des hécatombes de pauvreté chez les classes ouvrières et à des fontaines de diamants pour les élites, ce que vous tentez de faire passer pour du rationalisme pourrait en réalité être du simple cynisme de caste.

Possiblité numéro 2 :
Vous êtes victimes de socioschizophrénie. Allez voir sur le terrain. Ces systèmes ne réussissent pas à engendrer l'harmonie et la cohésion. Ce ne sont que des opérations de détroussage. "

Première chose, en fait... il est très rare qu'un économiste va se considérer comme un néolibéral. En fait, moi je le fait car cela m'amuse quand je parle à des gens de "gauche" qui de toute façon allait me traiter soit de fasciste, soit de néolibéraux...bref une fois les horribles noms sortis de la discussion.. on peut continuer.
Une chose est sûr, tous (ou presque tous) les économistes qui sortent des universités ont une formation que l'on appel néo-classique. Bref, la seule chose que cela veut dire c'est que nous utilisons les intuitions et techniques débutées par Paul Samuelson. Ainsi, nous partons de l'individus, la firme ou le gouvernement et nous cherchons à voir ce qu'ils feront pour "maximiser" leur utilités, leurs profits...ou dans le cas du gouvernement le bien-être collectif (remarqué...que cela va dépendre des modèles et vois l'état d'un plus mauvais œil).

Je ne nierais pas que dans plusieurs pays du tiers-monde, le Washington Consensus a été imposé stupidement comme une espèce de solution miracle. Il faut par contre faire attention car les idées épousés par le Washington Consensus ne sont même pas l’opinion de la majorité des économistes. Bien que la formation reste la même, les solutions et les opinions couvrent l’ensemble des positions politiques. Par contre, j’avoue qu’il est très rare qu’un économiste s’opposerait aux échanges entre peuples. La différence reposerait peut-être au niveau de l’intégration des échanges.
Pour ce qui est de la proposition que les idées de rationalisme ont inéluctablement mené à des hécatombes de pauvreté chez les classes ouvrières…il va falloir être un peu plus précis que ça.
Est-ce que la classe ouvrière se porte plus mal en occident qu’il y a 100 ans, 50 ans, 20 ans ? La réponse est non. En général, les gens sont beaucoup plus à l’aise au niveau des biens matériaux (pour ce qui est du bonheur…c’est une autre chose) qu’avant. Ceci est basé sur des statistiques collectés par des organismes gouvernementaux. Alors, vous allez me dire qu’elles sont mensongères etc.. etc.. Cela serait être cynique et un peu conspirationniste. En fait, je connais des gens qui travaillent à StatsCan et ils ne trafiquent pas les chiffres qu’ils récoltent. En fait, pour le faire, il faudrait beaucoup trop de gens pour que cela reste secret bien longtemps.
Donc, est-ce que la pauvreté absolue a augmenté, non. Il reste la pauvreté relative. Ceci, je suis d’accord, il y a un écart qui se creuse. Beaucoup de gens semblent profiter disproportionnellement des gains des échanges et autres processus d’une économie de marché (mais en occident, c’est beaucoup plus une économie mixte…50/50 publique/privée). Dans un pays comme le Canada, la redistribution de richesse pallie en quelque sorte cette situation (si vous regarder l’index de GINI des revenus individuels après impôt et transferts il n’a pas beaucoup changé). Ces gains disproportionnés semblent être causé par l’avancement rapide de la technologie, bref, il n’y a jamais d’équilibre. Ceci est présentement un domaine d’étude assez populaire en économie. Et également, si la classe ouvrière est si mal en point…pourquoi ne se révolte-t-elle pas? Nous allons alors rentrer dans une espèce de logique circulaire…sur le contrôle de la masse etc.. etc.. etc.. Mais qui est cette masse, comment la définir et est-ce vraiment le cas qu’on puisse la contrôler (Sur ce sujet, je vous suggère un excellent livre : Révolte Consommé – Le mythe de la contre-culture).

Pour ce qui est de l’Afrique, vous avez raison. Il y a de la pauvreté qui est absolument ridicule. Elle a son origine de plusieurs facteurs et ceci est incluant la corruption et les entreprises occidentales qui soudoient les gouvernements pour obtenir leurs ressources naturelles. Ici, il y a plutôt un vide juridique et politique. Il n’y a aucun économiste qui va dire que ceci est une bonne chose. Mais des transferts massifs d’aide internationale ne résoudront aucunement les problèmes de l’Afrique. La littérature économique et politique regorgent d’article et de livre sur le sujet.

Pour ce qui est de l’Amérique latine et de l’Asie cela varie. L’Asie semble avoir pu profiter du système actuelle. Y a –t-il beaucoup d’inégalité dans ces pays… sans aucun doute. Mais ceci a été vrai à la même époque pour l’occident au même stade de développement économique. La Corée du Sud est un bon exemple de ce développement. Il ne faut pas oublier que la pire hécatombe de pauvreté a été causé par Mao et ses brillantes idées de ce que devait être l’agriculture.
Pour l’Amérique latine…honnêtement, ce n’est pas le continent qui m’ait le plus familié. Il y a des écarts extrêmes entre les riches et les pauvres. Est-ce vraiment la faute de l’économie de marché ? Dans ce cas, je ne pense pas. Il y a beaucoup d’autre facteur qu’il l’explique.

Pour répondre à votre deuxième possibilité, et bien, Joseph Schumpeter (un important économiste du XXe siècle) affirmait la même chose. Il disait que le capitalisme était une réussite économique, mais un échec social et que finalement le monde allait se tourner vers le socialisme. Malheureusement, sa prédiction ne semble toujours s’être réalisée. Le système capitaliste semble immensément créatif pour se renouveler et s’adapter aux gens. En fait, je n’affirme aucunement que l’économie de marché engendre la cohésion sociale. Il est pourtant ironique de mentionner que cet ordre sociale semble réduire les guerres entre états partenaires.
Il est également intéressant d’observer une corrélation claire entre l’ouverture aux échanges internationaux et à l’économie de marché et à la taille de l’état. Ainsi, plus votre économie est ouverte, plus l’état est gros et rempli de programme sociaux et de filets sociaux. Bien sûr, vous pouvez vois ceci d’un mauvais œil…trop d’état car vous êtes peut-être un anarchiste ou libertarien dans le placard.

Je ne suppose pas avoir la vérité et même que l’économie devrait être LE CADRE de référence sur lequel il faut baser les décisions sociales importantes. Il ne faut juste pas oublier que cet un aspect important qui ont des conséquences non-négligeables.

jo jaguar a dit…

"Et, ce n'est pas impossible de débattre des OGMs publiquement"
Quand quelqu'un demande que Monsanto lui procure les études faites sur un Ogm quelconque, Monsanta se réfugie derrière le secret commercial. C'est ça votre idée du libre débat?
Monsanta donne quand même quelques études et de nombreux scientifiques ont donné leur avis sur celles-ci: elles n'ont rien de scientifiques ( par exemple utiliser des rats vieux dans les groupes témoins, etc...)
Monsanto, c'est clair sont des fous dangereux: pyralène, agent orange, round-up,etc...

louisp a dit…

Je n'ai jamais dit que Monsanto était un modèle de citoyen corporatif. Mettre tous les entrepreneurs dans le même bateau est un raccourci intellectuel ridicule.

Pour ce qui est du secret commercial, c'est souvent un principe très légitime qui incite l'innovation. Est-ce que Monsanto est abuse ?...sûrement.
Est-ce que cela annule tout les arguments pour les OGMs développés par d'autres entités, centres de recherche ?

Mais bon, mon commentaire fesait beaucoup plus référence à la possibilité de le faire sans "réprimande" d'un quelconque pouvoir public. À moins que vous pensiez que Monsanto a pour employers quelques assassins. Cela serait tellement plus compliqués qu'une armée d'avocats.

Gomeux a dit…

J'apprécie aussi vos visites Louis, ça change la couleur des discussions.
Il y a cependant certains points qui me chicotent dans ce que vous affirmez.

*"Honnêtement, je pense que beaucoup de gens n'aiment pas se faire dire la vérité."

Pour pouvoir analyser la réaction des gens face à la vérité, faudrait quand même que ce soit une option offerte au téléjournal, la vérité.
L'exemple le plus flagrant étant le 11 septembre 2001.
La version officielle va à l'encontre des lois de la physique, qu'importe, on continue d'enfoncer le clou.
L'objectivité des médias est la plus grande farce de l'histoire de l'humanité.

**"Le gens peuvent-il vraiment être réprimé par le spectacle ?"
Quand je vois des gens faire 3 heures de déplacement par jour pour simplement se rendre au travail, je me dis que oui, le Spectacle opère tout à fait bien.
Et c'est aussi pour les mêmes raisons que la révolte se fait attendre. Le Spectacle, c'est aussi pas mal beaucoup la carotte au bout du bâton qui tient les gens occupé à rêver plutôt qu'à réfléchir.
Mais comme vous disiez, nous entrons ici dans une logique circulaire qui ne fait que nous exposer le rôle clé des médias et du divertissement, du Spectacle, dans l'asservissement des masses.

***"Pour l’Amérique latine…honnêtement, ce n’est pas le continent qui m’ait le plus familié. Il y a des écarts extrêmes entre les riches et les pauvres. Est-ce vraiment la faute de l’économie de marché ? Dans ce cas, je ne pense pas. Il y a beaucoup d’autre facteur qu’il l’explique."

Je vous recommande vivement la lecture de Veines ouvertes de l'Amérique Latine d'Eduardo Galeano.
On y parle abondamment du pillage systématique des ressources naturelles, et humaines, du continent.
Les Espagnols ont complètement dévalisé le filon d'argent de Potosi, entre autres, pour rembourser leurs dettes aux Hollandais et aux Anglais.
Ces derniers ont utilisé ces sommes faramineuses pour financer, entre autres, leur révolution industrielle.
Voyez vous, tout est là, en Amérique Latine, «la cour arrière» des États-Unis. Combien de gouvernements n'ont pas été renversés pour protéger les intérêts des pilleurs étrangers? trèèèèès peu.
Le capitalisme sauvage qui pille les ressources naturelles du tiers mondes en refusant de payer sa main d'œuvre n'est pas une grotesque déformation du Capitalisme.
C'est sa véritable nature.
Voyons ce qu'en pense Marx, eh oui, encore lui:


"La découverte des contrées aurifères et argentifères de l'Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l'Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d'accumulation primitive qui signalent l'ère capitaliste à son aurore. Aussitôt après, éclate la guerre mercantile; elle a le globe entier pour théâtre. S'ouvrant par la révolte de la Hollande contre l'Espagne, elle prend des proportions gigantesques dans la croisade de l'Angleterre contre la Révolution française et se prolonge, jusqu'à nos jours, en expéditions de pirates, comme les fameuses guerres d'opium contre la Chine."

Karl Marx, Le Capital, 1867


J'arrête ici, bonne lecture.

Gomeux a dit…

Mais où diable sont passé Rwatuny et Mendelien?
En vacances?

& a dit…

Je dis oui. Galeano, mais Tarpley, Agee, Ostrovsky et l'incroyable Antony Sutton.

jo jaguar a dit…

"les arguments pour les OGMs développés par d'autres entités, centres de recherche ?"
A part les études faites par les producteurs d'OGM il n'existe pas d'études faites par d'autres entités et centres de recherche.

J'arrête là parce je n'ai jamais convaincu personne, à échanger des arguments, ça me fait plus l'effet de combat de coq entre oui-dire.
Ce qui est clair c'est qu'on va dans le mur.
Vivement le prochain univers.

Accent Grave a dit…

La fonte des glaces aux pôles, ce n'est qu'un des effets du réchauffement terrestre. Parler de cet unique fait n'a aucun sens, comme si tout l'écosystème n'était pas inter-relié!

Du pétrole au pôle nord (et au pôle sud)? Probablement qu'il y en a beaucoup et même s'il coûterait cher à exploiter, bien des pays lorgnent là-dessus. Les USA, les Russes, les Danois aussi et bien d'autres ont les mêmes visées.

Le Canada ne fait pas exception mais il fera comme à l'habitude: le petit chien derrière les USA.

Un conflit pourrait très bien en découler. L'an dernier, en Russie il s'est vendu 41% plus de voitures que l'an passé. La parc automobile planétaire augmente, la demande en énergie aussi.

La génération qui nous suit, peut-être aussi la nôtre verra les pires conflits jamais imaginés.

La seule voie à emprunter pour l'instant, celle à laquelle je crois depuis toujours: l'instruction dans TOUS les pays, surtout en Asie, seul espoir de voir la population mondiale décroître. Dans tous les pays où l'instruction populaire existe, le taux de natalité descend. La seule raison pour laquelle la population des pays dits développés augmente, est l'immigration.

Mais croire que toutes nos économies ne seront plus basées sur la croissance sous-entend un changement économique glogal. Je ne crois pas qu'une telle chose se produire sans conflits généralisés.

Finalement, moi aussi je vois un point positif à toute catastrophe; par exemple, si l'humain détruit son environnement viable et du fait disparaît, la terre s'e portera mieux (rire)!

Accent Grave

É. a dit…

Cher accent… J'aurais été parfaitement d'accord avec toi il y a dix ans. J'étais à l'époque encore un bon élève de l'«instruction», justement. Un avide buveur de l'histoire officielle. Malheureusement pour ma sérénité, cette époque est révolue. Si les découvertes d'Anthony Sutton (Staline ET Hitler financés par les mêmes banques de Wall Street, entre autres) ne sont pas enchâssées dans le corpus de l'«instruction», celle-ci ne fait que couler du ciment autour des dogmes absurdes qui servent de piliers à la civilisation pétrolière. Cette société, la plus inégalitaire de l'histoire de l'humanité, s'apprête simplement à engendrer sa monstrueuse progéniture, l'empire atomique, qui selon toute vraisemblance ne s'élaborera pas dans le carcan des idéaux du siècle des lumières.