Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

dimanche 16 mars 2008

Annexe 7 : Le Nicaragua pour les nuls
La Revanche de Monteczuma



Le 16 mars 1988, il y a vingt ans aujourd'hui, le colonel Oliver North et l'amiral John Poindexter de l'armée des É-U étaient inculpés de multiples chefs d'accusation pour le rôle sinistre qu'ils avaient joué dans la guerre sale, l'affaire Iran-Contra, également connue sous le sobriquet de « Irangate ».


Le Nicaragua pour les Nuls

Les aborigènes Nicarao s'installent dans la région 4000 ans avant JC. Ils y vivent plutôt paisiblement jusqu'en 1502, date du débarquement d'un certain Christophe Colomb.

Le conquistador Francisco Hernández de Córdoba entreprend de coloniser ces terres et fonde deux villes en 1524 (Granada et León). Mais il se retrouve rapidement en compétition avec d'autres pillards espagnols et termine sa carrière décapité par un rival. Les aborigènes qui ne furent pas assassinés devinrent tout bonnement des esclaves, sur les plantations ou au fond des mines.

Après avoir fait partie des différentes incarnations des administrations coloniales espagnoles, le Nicaragua devient une république en 1838. C'était la mode, à l'époque.

En 1856, le rigolo aventurier William Walker, vague ancêtre de monsieur W. Bush, organise un coup d'état financé par Vanderbilt, qui voit l'occasion de créer une ligne maritime qui relierait l'Est à l'Ouest des États-Unis. Walker trahit Vanderbilt, qui se fâche, et Walker est exécuté après une longue et humiliante fuite.





En 1909, le vilain président Zelaya prévoit instituer une loi qui régirait l'accès des firmes étrangères aux ressources naturelles du Nicaragua. Les États-Unis organisent généreusement un coup d'état, histoire de prévenir cette infamie, et renversent son gouvernement. De 1912 à 1933, le pays est occupé par les bons Marines, qui assurent le maintien du bon droit, de la démocratie et de la poursuite du bonheur, conformément à leurs idéaux. Le Nicaragua a pendant cette époque la formidable opportunité de devenir une colonie occupée par l'oncle Sam, ce qui favorise vachement la santé publique, le développement durable, les droits des minorités et l'égalité des chances.

De 1925 à 1933, le libéral Augusto César Sandino dirige une révolte populaire et nationaliste, qui parvient éventuellement à chasser les Marines du pays. Mais au cours des négociations de paix, l'homme de paille des États-Unis, Anastasio Somoza García, le fait assassiner. Hi, hi ! nono ! Soutenue par la Garde Nationale (une sinistre cohorte d'escadrons de la mort, entraînés, financés, dirigés et soutenus par les États-Unis), la famille Somoza règne ensuite de façon despotique de 1936 à 1979. La santé publique perd son rang au sein des priorités, mais demeure assez bonne, du moins pour les Somoza et leurs domestiques. La démocratie, au cours de ces 43 ans, fait preuve d'une remarquable stabilité et l'économie, bien qu'inexistante, est jugée « super-méga-chouette » par les propriétaires des transnationales.





La révolution Sandiniste populaire du FSLN, commencée en 1961, finit par avoir raison des Somoza et de la Guarda Nacional. Au moment de la prise du pouvoir par Daniel Ortega, le Nicaragua est le second pays le plus pauvre de toutes les Amériques, juste derrière Haïti. Écoles, terrains de jeux, pluralisme, distribution des richesses, hôpitaux, élections, ces monstres de Sandinistes se permettent toutes les bassesses pour faire de la peine aux bons mononcles en charge de fabriquer le rêve américain. Les Sandinistes exagèrent pas mal, dans le trip « bon gestionnaire », en subventionnant l'industrie privée et le commerce, et en honorant la titanesque dette nationale. Ces provocations dépassent les bornes, et la CIA entreprend de constituer une armée de mercenaires redoutables. Ces « combattants de la liberté », tels que les appelle George HW Bush, alors vice-président, ces héros sans peur et sans reproche, s'attaquent en premier lieu aux pires éléments de cette répression marxiste d'inspiration soviétique qui sévit dans le pays : les sages-femmes. On en tue autant que possible, et grâce aux missiles, aux hélicoptères, aux lance-flammes que fournit l'once George, ce rêve devient possible.





C'est alors que le Congrès des États-Unis (un véritable nid de socialistes enragés), interdit au gouvernement américain de fournir des armes aux Contras (pourtant de méritants et courageux assassins de profs d'écoles). En haut lieu, on connaît la menace que représentent les organisateurs de coopératives de maïs. C'est pourquoi on trouve une façon de financer les Contras, à l'insu du Congrès. De façon, disons, illégale. Grosso modo, la CIA organise un réseau de vente de cocaïne colombienne, dont les profits vont à acheter des armes qu'on vend à l'Iran (alors comme aujourd'hui un faux ennemi des É-U, qui joue le vilain dans la pièce de guignol) et l'argent de ces armes va directos aux braves et opiniâtres empoisonneurs de puits Contras.





L'affaire éclate au grand jour, les médias font la danse du bacon, la tivi s'énerve. Un procès-gag est organisé, quelques tapes sur les doigts sont promises, mais par la suite oubliées. Le grand dirigeant du projet, George HW Bush, devient président des ÉU. Reste le réseau de vente de coke, qui — à ce qu'on sache — opère toujours, et également une sorte de principe systémique, qu'il vaut la peine de garder en mémoire, surtout quand on songe que la culture de l'héroïne, presque disparue sous les Talibans, a repris de plus belle depuis l'invasion de l'Afghanistan par nos courageux soldats. L'un des dirigeants relaxés par l'enquête du Irangate, malgré des preuves plutôt solides contre lui, s'appelait Robert Gates, il est aujourd'hui directeur de la CIA.
Et vogue la galère !





28 commentaires:

Gomeux a dit…

Sandinista...

Merci, simplement, merci &.

Tes résumés comme celui ci et celui de l'Afghanistan sont dur à battre.
À quand un résumé du Congo et du Rwanda?

Mendelien a dit…

C'est pas compliqué pour moi, cette histoire d'Oliver North, ça n'aurais jamais dû en rester là. Je veux dire, comment peut-on faire de la sociologie à l'université, vendre des patates frites, écouter le football, envoyé nos kids à l'école après une histoire pareille. Comment parler du "déficit démocratique" sans s'étouffer dans son spaghetti.À partir de cette histoire plus rien n'a jamais été pareil quand à moi. Quant à la run de lait de la dope par la CIA, ce serait vraiment intéressant de connaitre le proportions exactes que ça prend aujourd'hui.Alex Jones disait qu'un cargo de coke en donne quatre rempli d'armes. Combien de cargos par semaine pour faire rouler les covert operationS? C'est ça qu'y faudrait savoir. Combien de dopés ça prend pour runner la machine est aussi une bonne question ?

& a dit…

La vraie question est où mène tout ça !? J'ai parlé avec un grand agriculteur Irlandais, cette semaine. Pas tellement le type gogauche bio en sandales, croyez-moi. Plutôt le cravaté qui vient en avion à Cognac relaxer un peu dans sa villa. Eh bien, il m'a raconté que 40% du maïs nord-américain sert désormais à faire rouler les bagnoles. Il est convaincu qu'en haut lieu, on a décidé d'affamer l'humanité.

« They wanna steeerve us ! »

Il trouve ça très étrange, et ne voit pas où ça mènera. Ça semble contraire à l'intérêt du commerce… En tout cas, il avise qui veut l'entendre d'acheter des fermes, un marché en croissance dès l'an prochain, selon lui.

Le maïs est l'aliment principal des populations défavorisées d'Amérique Latine. Depuis un an se développe ce qu'il est maintenant convenu d'appeler la crise de la tortilla. Gardez votre Amérique propre. Roulez à l'Éthanol ! Ça pollue plus, mais ça a l'avantage de condamner des millions d'enfants à mourir de faim !


Même les trippeux de chars capotent
L'Éthanol, PLUS polluant que le pétrole
Même votre canette de bière va augmenter !"

Ruobé a dit…

J'aime beaucoup tes articles historiques. Les cours d'histoire officielle m'ont toujours ennuyés à l'école, mais là c'est passionnant. Plus logique en tout cas, plus cohérent avec l'actualité.

Accent Grave a dit…

J'ai vécu au Nicaragua en 1982. Je connais bien la situation de l'époque et je vous félicite pour ce fameux reportage.

Je comprends aussi qu'il soit impossible pour le simple citoyen américain de croire toutes les horreurs vécues un peu partout à travers le Monde et financées par les USA. Il y a un terrible lavage de cerveau dans ce pays.

Même ici (dans un sens nous cautionnons ce que font les USA), les plaisirs de la consommation et les spectacles d'humoristes intéressent les gens, pas ce genre de reportage que l'on qualifiera de propagande, question de se laver les mains et pour ne pas se casser la tête. On vous dira, « Dans ces pays-là, ils ne sont pas civilisés, que voulez-vous ».

Voilà pourquoi je ne parle jamais de ce que j'ai vu ou vécu. Même lorsque je parle de cela à mes enfants, pour eux il s'agit d'un récit relevant d'un autre monde, d'une autre époque, quelque chose de très lointain.

Accent Grave

Mendelien a dit…

Toujours en avance d'un metro comme d'habitude, sacripant...
Donc, d'après toi l'investissement massif au Brésil sur l'éthanol actuellement par exemple est du même ressort que les magouilles de la United Fruit auparavant (du colonialisme classique) mais avec un petit plus. Donc, privilégier une mini-caste, pour maintenir le contrôle sur ce marché, comme à l'époque, quand la United fruit détenait une écrasante majorité du territoire pour que que personne n'ait le droit de toucher pour maintenir le contrôle des prix. Mais, maintenant, donc le petit plus, c'est d'affamer l'amérique latine au point qu'elle ne soit plus capable de s'organiser comme sous Chavez? Et enfin, dernière question, pour affamer la terre entière pour créer le chaos partout ? C'est juste qu'en s'aventurant sur cette piste, il est dangereux de mélanger les causes et les effets d'une crise énergétique réelle, qui est lié à un modèle économique dominant insoutenable, non ?

& a dit…

La crise énergétique date des débuts du pétrole. Le permier non-événement lié au pseudo-peak-oil est arrivé en 1870*. Je rappelle à toutes et tous que les nazis utilisaient un brevet de IG Farben permettant de fabriquer de l'essence synthétique à partir du charbon. Cette technique existe encore. Les réserves de charbon sont pratiquement inépuisables. Tout ça pollue ? Mais oui ! Mais aujourd'hui quand je regarde une ville, je vois des milliers de kilomètres carrés de toitures inutilisées. De la grosse marde. Crise énergétique pour faire quoi ? 90% de l'énergie qu'on utilise est gaspillée dans des poursuites futiles ou nuisibles. À réfrigérer ce qui n'a pas besoin de l'être et qu'on jettera de toute façon dans les mâchoires stupides de camions de poubelles surchargés. À transporter des gens à un boulot qu'ils auraient mieux accompli chez eux ! À chauffer des kilomètres de magasins de jouets en plastique/pétrole l'hiver, et à les refroidir l'été. À climatiser/chauffer des bâtiments conçus par des crétins. À faire rouler 3 télés par maison, 18h par jour. À quoi sert tout ça, qui est plus heureux, grâce à toutes ces fadaises ?

Crise d'énergie ! J'ai tellement baissé ma consommation, au cours des deux dernières années, que ma redevance (!?) était plus élevée que mon coût de revient. Les salopards prétendent encourager l'économie d'énergie. Hi, hi, hi. Si je rentre un jour, je me déconnecte, c'est juré. Nous pouvons tous en faire autant.

La distillation, ça existe ! On ne manquera jamais d'eau, si les fascistes ne nous assoiffent pas**. Les prix de l'alimentation en Europe sont en train de défoncer le plafond. Pourtant, l'Euro piétine le dollar comme jamais (1.57 U$). Affamer les populations pour mieux les dominer, bien sûr, mais aussi pour créer un climat où le peuple exige des réformes, desquelles jaillira, comme par magie, le nouvel ordre.

Et puis, y a longtemps que les suppôts de l'Ordre prônent cette connerie de la surpopulation. C'est un mythe tellement fondateur que j'en ai moi même repris souvent les arguments principaux sans réfléchir. Ça va simplement de soi. Y a trop de monde, point. Où ? Euh… Chez les races inférieures, voyons ! Les non-blancs ! Voyons. On s'est bien rendu compte que les camps de la mort ne sont pas efficaces… Staline a mieux réussi ! Alors en avant les famines, en avant les Bophal… Les guerres civiles…

Oui, il est possible pour nos câlisses de médias de nous dire à la page 14 qu'il n'y a pas assez de bouffe pour nourrir tout le monde et à la page 15 de vanter l'idée de mettre du maïs à brûler dans les 4x4. On avale tout ça avec le café tiède.

Le message du fascisme (ordinaire) a le droit de se contredire, tout le monde s'en fout. C'est ailleurs que ça se passe. Ce qui compte, c'est l'Érection. La bonne grosse trique que ça donne à tout le monde de savoir que c'est pas chez nous que passera la faucheuse, mais… Là-bas… Chez les sous-humains.

Seig Heil.

———
* The Prize ; Daniel Yergin
** Cochabamba, tsé ?

Mendelien a dit…

Ah, ce que je vois, t'es pas arrêtable quand on se fait l'avocat du Diable.Je comprends tout à fait ta démarche, mais je n'ai pas assez lu sur le peak Oil pour comprendre exactement ce qui se passe du point de vue énergétique (je sens confusément que c'est de la diversion et que le baril qui monte en flèche sauve les meubles de l'empire qui s'écroule à court termes)

J'admet effectivement cependant qu'il y'ait ou non assez de ressources est d'une certaine manière secondaire puisque le gaspillage de 90% de nos ressources (et notre désorganisation sociale entretenue)est en soi le plus grave problème. Mais la question du plan génocidaire demeure entière. Pourquoi affamer tout-un-chacun comme ton fermier Irlandais se demande ? Parceque là c'est pu jusse les races inférieures qui y goûtent. Si Carlyle group prend la débarque,comme en ce moment si la FED doit injecter 200 milliards, ça commence à affecter même les WASP américains non? Le cercle de ceux qui vont s'en sortir va finir par se rapetisser à zéro si ça continue non ? Au final, ça prend quand même des êtres humains vivants pour consommer, non ?

& a dit…

Non, pas au final. Je crois qu'ils seraient bien contents de demeurer quelques milliers, avec une toute petite réserve d'esclaves pour les torcher.

Mendelien a dit…

Ouais. Je m'en doute bien...Mais que Carlyle s'écroule en ce moment, j'avoue que c'est un peu surprenant.

& a dit…

Carlyle ne s'écroule pas pantoute. Encore de la boulechite médiatique.

Gomeux a dit…

C'est un comique ton fermier.
Je m'y connais en ferme, je viens d'une famille de fermier. Pas des fermes industrielles, mais presque, dans certains cas 150-200 Holsteins.

Ce qu'il dit, c'est que ce sera un marché en croissance pour quiconque a les moyens d'acheter une ferme, environ 2 millions, au plus bas.
Ensuite, si tu choisis d'y aller pour une ferme laitière, c'est à peu près 500 000$ pour le bétail. Si tu y va pour les céréales, c'est à peu près autant pour la machinerie, et t'as pas encore de terres à cultiver.
Il aurait plutôt du formuler sa phrase ainsi: "il y aura tellement de fermes en faillite à vendre dans un an ou deux que les aubaines se feront là. "

Mais pour faire quoi, bout dcrisse?

Du bio? Ça ne se fait pas en criant ciseau, faire du bio, faut que t'attendent que tes terres soient certifiées bio, ça peut prendre 5-6 ans. Et l'UPA t'aideras pas une seconde.
Les Chinois vont avoir envahi complètement le marché de l'alimentation avant ça.
Faque.

--

Ça fait deux ans que je vois Steven Guilbaut s'époumoner contre l'utilisation du maïs pour l'éthanol. Il a, avec d'autres lobbys, of course, quand même réussi à faire changer d'idée le gouvernement Libéral. Il n'y aura pas d'autre usine de fabrication d'éthanol au Québec et l'usine de Varenne fabrique dorénavant de l'éthanol à partir de résidus végétaux, bois, foins, alouettes. C'est pas idéal tant qu'à moi, une distraction, mais c'est quand même mieux que de prendre un litre et demi de gaz pour faire un litre d'éthanol-maïs.

--
Ce qui est phénoménal avec nos médias, et spécifiquement dans le cas du Nicaragua, Vénézuela, Cuba, Chili, etc, c'est que à chaque fois que ces pays s'organisent et kick les impérialistes douors, qu'ils changent l'ordre établi, redistribuent les richesses, éduquent les populations, et beh, ils n'ont qu'une étiquette à utiliser pour que le monde comprennent que c'est pas bon de s'organiser: "Totalitaire."

Ça fonctionne tellement bien que j'en suis rendu à fermer ma gueule au sujet de Chavez. Je ne réponds plus quand j'entends des amis de "gauche" dire:"Moui, mais, il exagère quand même un peu, tsé..."
Bien sûr, tu parles d'une idée d'investir en éducation.
C'est pas parfait au Vénézuela, ni ailleurs où on résiste à l'Empire, mais câlisse, ils sont en grande majorité conscient de l'empire, eux.

Quand j'avais 10-12 ans, le jeu vidéo le plus populaire de l'époque s'appelait Contra... Tu tirais de la mitraillette dans la jungle. Y avait un truc pour avoir 100 vies.
Gauche-droite gauche-droite, en haut, en bas, B, A, start. Tu faisais ça au début du jeux pis la CIA te donnait 97 vies de plus. C'est long en crisse avant d'être game over dans ce temps là...

& a dit…

Eh, eh, eh… Gom ! Dans mes bras !

Mendelien a dit…

Bin daccord gomeux.

Si t'as des infos sur la fausse chute de carlyle, tiens moi au courant &.

& a dit…

La société qui est en faillite n'est pas le Carlyle Group, mais une filiale d'investissement à risque appelée Carlyle Capital, qui est une filiale de CCC Carlyle Capital Corporation, qui est une filiale de Carlyle Group. Bon, tu lèves un milliard, t'investis « mal » (dans des fonds qui sont ensuite flushés vers tes propres poches), tu panique un peu pour le spectacle, ton chum écrit un article, tu suicides un pazzi directeur, ou tu demandes à un moron de pleurer à la télé en cravate (ça le fait). Les retraités perdent leur fric, tu as fait le tien, tu passes à la caisse, et en route pour la prochaine crosse.

Carlyle possède plusieurs bizness rentables. Dunkin' Donuts, La CIA, le Congo, Blackwater… Pas de souci de ce côté là… C'est du solide.


Que des hommes d'honneur, des made-men

gaétan a dit…

J'ai senti de l'ironie dans ton billet et les comm. m'ont mis en criss... Y fait soleil j'pense que j'vais aller prendre une marche mais ça veut pas dire que j'oublie ce que j'ai lu.

& a dit…

:0)

Le soleil… Ah… Le soleil.

gaétan a dit…

Soleil mais vigoureux nordet.
Lire le crachoir me réconforte dans mon choix de vie.
Après 30 ans de bons et loyaux services j'ai dit byebye boss pis donne-moé ma pension.
Les gens autour de moi comprennent difficilement mon choix.
L'automne passé j'ai travaillé pour un producteur de bleuets. Bof 5 sem. au salaire minimum. On était une tite gang pis on avait du fun. Mais les gens autour de moi comprenaient pas.
Au salon du livre, en fin de semaine, la soeur du producteur de bleuets nous a demandé à moi pis ma femme d'aller travailler pour elle à son jardin et fraisière. On a dit oui. Les gens autour de moi ne comprennent toujours pas.
Difficile aujourd'hui d'expliquer à des gens que la liberté, calvase, c'est plus important que de travailler à 25$/h.Que travailler n'est pas toujours synonyme d'esclavage et de désagrément. Que l'idée de revenu du citoyen proposé par Michel Chartrand il y a des années donnerait moins de bébelles mais plus de liberté et comme dans l'annonce d'une carte de crédit la liberté ça n'a pas de prix.
J'ai pas les outils pour toute comprendre et approuver ce qui se trouve dans le crachoir mais comme je l'ai écrit plus haut ça me rassure de savoir que je ne suis pas seul à trouver que le monde va pas si ben que ça.

Anonyme a dit…

Cet article du blog n'est peut-être pas le plus approprié pour vous faire part de vidéos intéressantes, mais c'est le plus récent alors je balance ça ici. Une petite recherche sur dailymotion sur les termes "Pierre Hillard" (6 vidéos, très intéressantes sur la construction européenne, la future création d'une "Union Atlantique", le tout en vue de fusionner tout ça avec d'autres unions par la suite, pour avoir un gouvernement mondial), et "Roger Garaudy" (la vidéo "Nouveau désordre mondial"). Il y a largement de quoi s'amuser!

Mendelien a dit…

Merci & pour la précision concernant Carlyle Capital. Y'a de quoi se faire berner assez vite. Mais disons que la "correction" qui s'annonce est déjà pressenti par les mainstream medias comme du jamais vu depuis les années trente. Alors faudra voir qui va payer et qui va empocher. On nous vend beaucoup la "fin de règne" en ce moment. Disons que d'une certaine manière, les Bushs ont longtemps été des hommmes de mains. Donc, pourraient-ils y passer eux-aussi si nécessaire ?

Gomeux a dit…

De la fumée et des miroirs.
W pourrait sembler y passer j'imagine.
Il aura toujours une place à la table de Laura.

& a dit…

Si on charge tant W. depuis des mois, c'est que son utilité approche de sa fin.

Mais, savez, je regarde Sarko aller, comme Dubya et aussi le Chrétien du Canadeuh jadis, on dirait aussi qu'il y a une sorte d'envie de nous faire détester cette fameuse « démocratie ».Tout l'Occident a l'air de vivre sous la république de Weimar, et réclamera bientôt un bon roi, un despote éclairé et juste, ferme et coloré… Un Grand Frère, quoi…

Daniel a dit…

Un Lucien Bouchard...

& a dit…

Lucien W. Bushard !

& a dit…

Pour présider à une vraie bonne busherie, quoi de mieux qu'un Bouchard ?! Ça vous met l'eau à la…

& a dit…

Plamondon prépare un Opéraroque porno ! Le Bouchu de Notre-Couille !

Mendelien a dit…

Ouais. C'est vrai. Finalement, Bush était trop mou.

& a dit…

Ces faux cons étaient de vrais fifs !
Il nous faut vite un DUCE !