Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

dimanche 20 janvier 2008

Bouffée

Comment ne pas aimer. Je ne sais même pas comment ils font. Ne pas croire au sol sous ses propres pieds… Ne même pas vouloir connaître la fontaine qui nous abreuve, jour après jour, après jour. Ne pas vouloir grimper pour voir. Ou descendre pour comprendre. Craignant la duperie de ses sens, le cagnard laisse sa main dans la lave.

Tout envisager par le truchement de la fenêtre. Le carré noir. La mise-à-plat. L'aplatissement. En pincer pour les chaînes. S'embéguiner de la gégène. Roucouler de sa servitude. S'énamourer de la botte noire. Se vénérer le petit Stockholm. Se complaire le chanvre au cou. Bander quand ils ramponnent le tabouret. Jouir du balancement hideux. Bénir le tie-wrap aux chevilles. Vénérer le craquement de la laisse et la valse de la branche qui bringuebale. S'éprendre de ses viscères qui se vident et de sa mouscaille ruisselante. Ne même pas avoir la présence de regretter l'azote délicieux, l'oxygène vivifiant, l'azur piquant du dernier souffle, de l'ultime flux…

Est-ce ainsi que les peuples meurent ?
Puis, après tout… Tant pis.




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