Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

mardi 22 janvier 2008

Petits Inconvénients


Lectrices, lecteurs, lactantes, latents,

La direction de Crachoir World Multimedia Global Cartel.com™ vous remercie de votre patience durant les pépins techniques qui ont secoué notre réseau aujourd'hui. Nous nous excusons des inconvénients qu'auraient pu causer cette panne et vous assurons que les terroristes responsables de cette attaque bien montée (qui nous a réjouis par son inventivité, en fait) seront traités par nos agents de sécurité et de protection des intérêts corporatifs de façon plus que décente, d'une manière qui en bien des points respectera presque la convention de Genève, et en d'autres, sera pleine d'humanisme, de respect, et de préoccupations, genre de santé ou de disposition écologique des restes et des tissus prélevés (humainement).

Vive le rassurant spectacle de la colère des andouilles !… Ce n'est pas le seul baromètre dont on se sert, ici, à CrachoirNetworks.GOV, mais c'est certainement le plus boyautant. Encore bravo à nos ennemis. Nos joues sont striées de chemins de sel, d'avoir tant ri de leur cocasse initiative.



Votre dévoué,

Éric Jacques Joseph Étienne McComber
Président, directeur, manager,
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Pdg, Pdf, Doc, Psd, Ph équilibré

dimanche 20 janvier 2008

Bouffée

Comment ne pas aimer. Je ne sais même pas comment ils font. Ne pas croire au sol sous ses propres pieds… Ne même pas vouloir connaître la fontaine qui nous abreuve, jour après jour, après jour. Ne pas vouloir grimper pour voir. Ou descendre pour comprendre. Craignant la duperie de ses sens, le cagnard laisse sa main dans la lave.

Tout envisager par le truchement de la fenêtre. Le carré noir. La mise-à-plat. L'aplatissement. En pincer pour les chaînes. S'embéguiner de la gégène. Roucouler de sa servitude. S'énamourer de la botte noire. Se vénérer le petit Stockholm. Se complaire le chanvre au cou. Bander quand ils ramponnent le tabouret. Jouir du balancement hideux. Bénir le tie-wrap aux chevilles. Vénérer le craquement de la laisse et la valse de la branche qui bringuebale. S'éprendre de ses viscères qui se vident et de sa mouscaille ruisselante. Ne même pas avoir la présence de regretter l'azote délicieux, l'oxygène vivifiant, l'azur piquant du dernier souffle, de l'ultime flux…

Est-ce ainsi que les peuples meurent ?
Puis, après tout… Tant pis.




vendredi 18 janvier 2008

Petit mot de la Rédaction

Amies, amis, lecteurs, lectrices, commentateurs, commentatrices,


J'aurais pu me douter que ce billet sur Abu Ghraib causerait bien des remous. Mais je ne mesurais pas l'effet traumatique de la fréquentation assidue de la chose durant quelques jours. Ça m'a personnellement rendu complètement dingue hier soir. C'est inquiétant. Pourtant, j'ai précisément créé cette note en raison de l'apathie endémique de mes contemporains sur ce sujet, et de la réaction inexistante face à l'utilisation de ces horreurs à des fins promotionnelles par des amis et collègues à nous, ce qui me semble indiquer le début d'une nouvelle étape dans la descente socio-schizophrénique de notre culture.

Quand une télévision publique démontre son engourdissement en acceptant de diffuser pendant une éternité une émission culturelle légère baptisée Les Choix de Sophie, certains, rares, s'en étonnent, en conçoivent du chagrin, ou déchaînent leur colère, ce que fit avec une extrême justesse et une acuité douloureuse le dramaturge Ian Lauzon dans ses Monologues Mutants en 2003. Mais lorsque l'étourderie (je ne peux pas envisager un calcul) est l'œuvre de confrères et d'amis, que l'on sait intelligents, cultivés, même… engagés, et que le contexte de diffusion n'est plus celui, totalement niais, distrait et factice de la télé, mais celui de l'édition… Il y a de quoi tomber en bas de sa chaise.

Je prends ici la peine de remettre encore une fois les points sur les I et les barres sur les T :

Je n'ai pas un mot à dire contre le contenu du livre Prisons de Poupées de mon pote Ed Bond. Je n'en ai lu qu'un seul chapitre, et je n'en ferai ici aucune critique. Ce n'est pas mon rôle. Ce que je trouve indigne est ceci :

Que dans un message promotionnel on fasse une allusion « sexy et comique » à Abu Ghraib. Parce qu'en banalisant et en invalidant la torture, on ankylose la révolte. Ce faisant, on soutient par inadvertance la manifestation la plus visible et la plus révoltante du fascisme.


...

Par ailleurs,

Par respect pour le sujet, je voudrais qu'on baisse le ton. Je sais qu'on a déconné ferme dans les comms hier. J'ai relu, je me suis trouvé à l'extrême limite. Mais j'assume. Le but est de démontrer l'horreur du procédé. Me semble que ça le fait. Par contre, les injures personnelles et anecdotiques, boah, non. Ailleurs, s'il vous plaît. Je regrette rarement quoi que ce soit, du moins, j'essaie. Mais je regrette vraiment que certains propos aient été échangés sur mon blog la nuit dernière. Après une courte réflexion qui pourrait se préciser plus tard, je maintiens ma position face à la censure. Je ne toucherai rien. Mais pour la première fois, j'en ai eu l'envie.

J'aimerais demander de façon générale aux lecteurs et commentateurs du Crachoir de ne pas se livrer à des empoignades intimes et démesurées, dont la source principale serait autre que l'indignation en rapport direct avec le sujet abordé. Après, tout se barre en couille et on perd la concentration du faisceau.


Amour, apprentissage, œuvre,
&.

mardi 15 janvier 2008

Abu Ghraib pour les nuls







Avertissement : Ce message ne s'adresse pas à tous.
Loin de là.
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Doodle, je te connais, passe à autre chose, stp.
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STOP ! Le party, le niaisage, le guignol, c'est fini.
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Sources :
Washington Post
Guardian
NBC
ABC
NY Times

samedi 12 janvier 2008

James Joyce ; 2 février 1882 – 13 janvier 1941



L'Histoire est un cauchemar dont je cherche à m'éveiller

En se concentrant sur des détails d'une infinie précision, sur les aspects futiles, quotidiens et délicieux de la vie dublinoise, en braquant son microscope sur ce qu'il y a de plus local, James Joyce devient un des auteurs les plus universels et les plus influents du vingtième siècle. Joyce est un des tous premiers véritables Terriens depuis la sédentarisation. Je ne crois pas à grand chose, et encore moins à la magie, qu'elle soit « du temps des fêtes » ou dans les preuves arithmétiques de l'engouement potterien, mais je sais reconnaître, lorsqu'on le place sur ma route, la validité et la puissance de l'enchantement.

Une Photo



Regardez bien cette photo de Guillaume Pâquet.
C'est un sabot dans l'engrenage, un esti de gros sabot.

vendredi 11 janvier 2008

Enjoy !

jeudi 10 janvier 2008

dimanche 6 janvier 2008

Encore un Film

J'ai beaucoup passé de temps, au cours de la dernière année, à expliquer à des dodelinants engourdis par le confort ce que signifie la disparition de l'Habeas Corpus (la présomption d'innocence). Les forces Alliées n'ont pas attendu un texte de loi pour nier ce principe. En voici un exemple parmi des dizaines de milliers.

samedi 5 janvier 2008

Un Film

Bon, les lecteurs et lectrices du Crachoir savent que je crains l'audio-visuel, chaque jour un peu plus. Une partie de moi condamne ce film, parce qu'il transforme fatalement son sujet en spectacle, en distraction. Je reproche aussi à ses auteurs d'y être allé mollement sur certains sujets, malgré qu'il soit assuré que certains spectateurs seront choqués aux larmes par certains passages. Multipliez tout par dix, si vous voulez mon avis.

Ce fascinant résumé dure 90 minutes et des poussières. La valeur de l'exercice réside dans le fait que certains trucs sont enfin dits, certains mots en particulier sont finalement prononcés, dont La Escuela de las Americas (l'École des Amériques) et la NED (la Fondation Nationale pour la Démocratie). J'aurais posté ce film ici de toute façon, ne serait-ce que parce qu'on y voit quelques instants apparaître en chair et en os le fantômatique et mythique Philip Agee, ex-agent de la CIA dont le livre Inside the Company a contribué à mon éveil. Ne cherchez pas ce livre, il n'a désormais jamais existé.

Pardonnez la version anglaise, qui est la seule disponible pour le moment :
War on Democracy


J'exprimerai mes réserves en commentaire.

vendredi 4 janvier 2008

Le Retit Renne au nez rouge