Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

lundi 24 décembre 2007

El vino de plátano





« Tant d’imitation ! Pourtant, le salut réside dans la création. Créer sera le mot de passe de cette génération. Le vin sera de plantain ; qu’importe son amertume, ce sera notre vin ! Nous croyons que le gouvernement d’un pays doit s’adapter à sa nature et que les idées absolues doivent s’exprimer en termes relatifs ou risquer d’être détruites par des erreurs formelles. La liberté ne sera viable que sincère et complète. La république qui n’ouvre pas ses bras à tous, qui n’avance pas en incluant tous, cette république mourra. Les tigres, tant de l’intérieur que de l’extérieur, s’infiltrent par toutes les fissures. »

— José Martí, Nuestra América, 1891




7 commentaires:

& a dit…

Addendum

L'aéroport de la capitale états-unienne porte le nom de l'ex avocat nazi John Foster Dulles

Celui de la Havane porte le nom de ce poète, José Marti. Marti est tué au commencement de la révolution cubaine de 1895.

Ce texte est extrait d'un réquisitoire plus long qu'il faut avoir lu pour comprendre la mentalité révolutionnaire cubaine. Marti est lu plus que Marx, Engels et Dompierre réunis, à Cuba.

swan_pr a dit…

en route vers Guardalavaca le guide dans l'étaubus nous parle (en anglais, français et italien) de la culture cubaine et nous apprend (!) que si nous voulons nous initier à la littérature du pays, nous devrions commencer avec un certain Jose Marti (J-O-S-E M-A-R-T-I, pour les petites dames à l'arrière qui prennent des notes! il était gentil Miguel-de-Holguin), un de leur plus grand romancier... j'ai souri, il m'a fait un clin d'oeil.

& a dit…

Salut Swan,

Tu savais, que c'est de lui, le texte de Guantànamera ?! Le gars sincère, etc. Et pour la petite histoire, les vrais chanteurs cubains qui se respectent ne chantent tout que le premier vers de la version hyper connue, et sélectionnent le reste dans l'immense oeuvre de Marti. Spou ça que y a que le premier couplet que tout le monde sait par coeur. J'ai vu un band (Arauca, je crois) refaire 4 fois le premier. He heeh he. Solo.

Bin vlà !
Bonnes fêtes !

rwatuny a dit…

« Tant d’imitation ! Pourtant, le salut réside dans la création. Créer sera le mot de passe de cette génération. Le vin sera d'atoca ; qu’importe son amertume, ce sera notre vin ! Nous croyons que le gouvernement d’un pays doit s’adapter à sa nature et que les idées absolues doivent s’exprimer en termes relatifs ou risquer d’être détruites par des erreurs formelles. La liberté ne sera viable que sincère et complète. La république qui n’ouvre pas ses bras à tous, qui n’avance pas en incluant tous, cette république mourra. Les tigres, tant de l’intérieur que de l’extérieur, s’infiltrent par toutes les fissures. »

Joseph Martin, Notre Québec, 2007


vensc !
ncgvm !
wptqmu !

rwatuny a dit…

Bon, juste en cas d'incompréhension pour mon commentaire précédant.

Je ne dis pas de copier Marti.
Ou de le publier sous un autre nom.

Ça irait un peu à l'encontre de son idée principale, i.e. créer plutôt qu'imiter.

Juste que cette citation dépasse Cuba et s'applique à toutes les républiques en devenir.

Bon j'ai pas lu Martí, je ne peux parler pour le reste de son oeuvre, mais & pourra nous confirmer.

Et le choix de l'atoca me semblait amusant au regard de la saison.

hadbjyct !

Ceci dit, j'ai hâte qu'& retire le ticket modérateur.

rwatuny a dit…

Pour faire suite à mon précédant commentaire, hier soir, lors de la soirée chez Doodle, nous avons bu un cidre pommes et ATOCAS.

Et un peu de cognac.

Et quelques bulles...

rlmlt !

& a dit…

Iuhhhhmmmmmm !