Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

samedi 17 novembre 2007

Un beau gros merci à Monsieur Mavrikakis

«Dude! Yo momma got a bigga hole n'dat!»

L'Article en question

Bien dit, Nicolas Mavrikakis !

Le 11 septembre, tout est arrivé EXACTEMENT comme on nous l'a dit à la télévision.

Savez, moi, depuis que j'ai compris qu'une balle de fusil peut virevolter dans les airs, frapper trois quatre cibles, ricocher sur des parois de métal et réapparaître intacte sur la civière d'un président, mon ouverture scientifique s'est grandement accrue.

J'ai donc foi en la version des très crédibles Bush, Cheney et Rumsfeld. Je crois sans une seule hésitation que certains jours de grand vent, un jumbojet peut « avaler ses ailes » en percutant un bâtiment. Que le diamètre de son fuselage peut diminuer de moitié et laisser un tout petit trou dans le mur. Pourquoi pas ?! Je crois aussi sans me gratter la tête que l'herbe de la pelouse du Pentagone a été conçue pour résister aux écrasements d'avion.

C'est rien, ça, non, je vais vous dire, monsieur Mavrikakis, je suis même prêt à croire que le Pentagone, le centre de commandement militaire des ÉU, n'est pas doté d'une moindre batterie anti-aérienne, d'un minable radar, ni même d'un pauvre petit garde tout pelé armé d'une mitrailleuse.

Je vous remercie donc au nom du peuple du monde, et des humains de mon époque, pour votre excellent travail, surtout que dans une critique d'art, s'il fallait que le lecteur se mette soudain à réfléchir... Enfin... Bon sang !…

Qui sait ? Qui sait ce qui pourrait se produire ?
Notre devoir, c'est d'y croire ! N'est-ce pas ?

Vous faites un travail prodigieux.
Merci, merci, merci.

Je vous embrasse.


&.
mccomber.blogspot.com

PS
Merci d'avance de censurer cette lettre, je ne voudrais surtout pas apparaître ! Je serais mortifié que même l'évocation de ces faits dans une lumière servile puisse y jeter le moindre éclat de doute ! Le doute est l'ennemi de l'art ! Comme la dissidence ! L'art est une vente ! Sculptons, peignons, dansons et chantons, si ! Mais... Vendons ! Vendons ! Vendons ! SELL ! SELL ! SELL !

5 commentaires:

Gomeux a dit…

Plus je pense à cette histoire là et plus ça m'enrage.
Il y a tout ce que je déteste des arts visuels la dedans.
De Broin prend la peine de commenter son réacteur en disant quelque chose du genre: "Vous voyez ben crisse, que ça peut pas se volatiliser comme ça un réacteur, à grosseur que ça l'a!"
En d'autre mots bien sûr. Il a de la classe, lui.
"L'artiste démontre par l'absurde etc."
Mavrikatikis a lu le même texte que moi, il comprend pourtant que l'emphase de l'oeuvre porte sur la peur. C'est bien mais ce n'est pas tout à fait ça non plus.
C'est plutôt sur le mensonge et la manipulation( et c'est souligné, je le répète, dans le texte de De Broin) et Mavrikakis reproduit consciement ou non ce même mensonge.
Il est tellement emmêlé dans ses poils de cul et son discours d'analyse post moderne out of this world que ce ne peux qu'être inconscient.
On lui soumettrait une photo de pub (en lui cachant évidemment que c'est une pub) montrant un homme mangeant du Cheez-Whiz à la pelle et il concluerait que l'oeuvre parle du désepoir de l'homme de n'avoir d'autre ustensil qu'une pelle. Et la solitude aussi, bien sûr, bien sûr. Et la recherche d'identité? Ça va de soi...
Évidemment la photo parle d'un gars qui mange beaucoup de cheez whiz, parceque c'est bien connu, c'est bon, mangez en!

C'est ce qui me tient loin des galeries. Et de mon kodak aussi. Malheureusement.
L'asti de post modernisme à marde et le mensonge qu'il perpétue.

& a dit…

Well... Pour l'instant, le Voir ne m'a pas censuré ! Ils acceptent mon texte pour son merveilleux contenu, mais le rejettent parce qu'il dépasse la longueur maximale permise qui est de 2000 mots. C'est assez marrant, parce que j'ai bien pris soin de rester en deça de leur barème, donc mon texte faisait 1989 mots.

J'en ai coupé 5 pour faire un chiffre rond.
Hu huuu huu.

É.

& a dit…

Mon Gom,

Ton kodak t'appelle. Fuck le monde post-moderne de Mini-Morial à marde. Fais juste tripper, man !

En tout cas, tu m'as donné le goût d'en faire, de la photo.

É.

nans a dit…

C'est c'que j'allais répondre aussi. Empoigne le kodak esti !

& a dit…

Yo Nans !
Longtemps pas vue ! Je t'écris à l'instant...