Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

jeudi 3 mai 2007

Parti écrire


De retour dans un mois, mes amours.

7 commentaires:

Doparano a dit…

T'as pas besoins de qq'un pour t'aiguiser tes crayons par hasard?? J'ai le profil pour ça moi.

Bonne écriture Eric xx

McDoodle a dit…

Aiguiseuse de crayon ? Hmmm, je crois qu'il trouvera. When the lame, lies down... Cabronito, tu m'manqueras por igual. Diantre ! J'exige un substitut !

swan_pr a dit…

Cienfuegos? je te le souhaite. enfin, peu importe où. Arriba, abajo, al centro, para adentro!

Patrick Brisebois a dit…

Non mais il fait chier avec sa plage! D'où elle vient cette bourse?

:-)

Mary-Céramike Placard a dit…

Je reviens, tu pars, bonne écriture.

rwatuny a dit…

Bon vla l'aut' ahec sa plage, saoul comme une botte.

Fait chier, y mouille, on gèle, phoquigne pays !

Je pense que je vais demander l'asile dans un pays plus chaud, comme réfugié climatique.

Cuba par exemple, ou la Grèce, l'Espagne ou la France méridionale.

@+

& a dit…

J'aurais dû préciser que mayo est le mois des pluies à Cuba, que pour cette raison et grâce à mon agente de voyage totalement géniale, ça coûtait moins cher que de rester ici.

Je dois être platement honnête et admettre que lors de mon arrivée, j'ai constaté que le ponton avait été aux trois quarts cramé. Personne n'a pu m'expliquer dans quelles circonstances, mais ça m'a semblé louche.

Je fais quelques constats.

Uno
Fidel ne s'est pas montré au 50e de l'Uvero. C'est une impossibilité. J'imagine que le jour où il s'absentera de son 300e anniversaire de naissance on cessera de nous bourrer le mou.

Dos
Le système sociopolitique Cubain est le meilleur du monde ; aucun sans-abri, plein emploi, aucune inflation, 85% de propriétaires de leurs logements, santé, alphabétisation, égalité, justice, basse criminalité, banque centrale populaire (monnaie émise par l'État), relations de travail relaxes, égalité, fraternité, solidarité, etc., TOUT ÇA SOUS UN BLOCUS !… mais c'est de la marde pareil. C'est de la marde parce qu'en moins de cinq ans, la révolution vidéo a rendu tous les Cubains fous de gadgets, sourds à leur propre musique, craqués de la climatisation (même quand il fait froid), et surtout, pathologiquement matérialistes. Bref, comme nos concitoyens, ils croient ce que leur dit la télé. Les moins cons croient la télé quand elle dit que la télé ment et qu'elle offre un meilleur mensonge en guise de remplacement, un mensonge mieux manufacturé, un produit plus adapté à la classe des smattes. C'est l'horreur. Il n'y a plus d'endroit où se réfugier. Je pars me cacher quelque part en montagne, chais pas, sous terre… Kek chose. Avec une guitare, trois caisses de Partagas, deux citernes de scotch et 3000 bouquins. Adieu !

Tres
Les Cubains sont géniaux, rebelles de mères en fils. Si un peuple au monde peut réussir à s'évader de cette prison, ça sera celui-là ! Mais cette fois-ci, la Sierra Maestra est dans la tête. Faudra d'abord qu'ils voyagent physiquement. Ensuite ils reviendront, et casseront les murs. Enfin, peut-être. Tal vez…

Quatro
D'ici là, au menu, il se prépare une espèce de pseudo-révolution orange à marde genre Ukraine, financée par la CIA qui sera célébrée par tous les médias crétins d'occident. Beaucoup de gens très brillants s'y feront prendre au piège. Quand ils auront compris, il sera trop tard, et leur colère pavera la voie à un nouveau Fulgencio. Tout sera à recommencer, comme toujours, pas seulement dans la Isla Grande, mais partout. Appelons-ça l'éternel retour, hum, Fred ?!

Cinco
J'avais pas vu ni entendu un Québécois depuis un mois. Je descends de la guagua à l'aéroport, je pose mes sacs et je me sors un Romeo. Avant de l'allumer, je souris à un groupe de quatre filles à la peau rougie qui m'observent, juste à ma gauche. Voyant mon sourire, elles prennent toutes le même air d'apprenties-bourgeoises protoputes, pseudo-snobino-princesses-wannabe catwalk-models. J'avais perdu l'habitude !… Mon visage s'éclaire tout à fait, j'allume le cigare et j'aspire longuement. Mon pote Eddie demande, étonné :
— Que esta eso ?!
J'expire la délicieuse fumée, charmé, heureux, presque de retour chez moi.
— Quebecenses.