Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

mardi 1 mai 2007

Bonne fête, travailleurs










Il y a moins de cent ans, avant que les maudits syndicats ne viennent détruire notre beau continent, nous aussi étions lucides, compétitifs et winners !…
Je dédie cette page complète à l'honorable Lucien Bouchard et à ses innombrables haut-parleurs.





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Source :
http://www.historyplace.com/unitedstates/childlabor/

20 commentaires:

lecadavreexquis a dit…

ça donne du sens, d'un coup. Merci missieur.

louisp a dit…

Bien sûr, tous les gains en terme de salaire ne sont que le résultats des syndicats...
l'augmentation incomparable de la productivité il y a cent ans... n'a probablement rien à voir avec l'augmentation de la richesse matériel des ouvriers de l'époque.
Ce n'est que les syndicats..oui.. oui.. oui..

Peut-être si je le dis assez souvent.. ça doit être vrai....

& a dit…

Ah, oui... Je vois comment ça s'est passé... Les riches se sont dit, volontairement, émus par une soudaine montée de charité chrétienne : « nous devrions faire un peu moins d'argent, permettons aux jeunes de 4 ans d'aller à l'école plutôt que de travailler dans nos mines de charbon, huit manoirs, c'est suffisant ! »

Vive la généreuse auto-discipline des patrons.
En passant, la première photo date de… 2006.
Bon premier mai, enfin, ce qui en reste.

É.

Daniel a dit…

Ce jour de la fête du travail est il me semble remarquablement passé inaperçu. Produire plus de richesse c'est bien, mais il faut aussi mieux la partager. Et là c'est un rapport de force politique qui presque toujours permet de mieux partager le gâteau.

Daniel a dit…

Dites moi monsieur Louisp ça sort de quel endroit un tel raisonnement de votre part ?

louisp a dit…

Je ne dis pas que les syndicats n'ont rien fait pour obtenir de meilleurs conditions pour les travailleurs. Mais, j'ai toujours trouvé très amusant le poid que l'on donne aux syndicats pour la totalité de la hausse des conditions de travail des travailleurs.
Les gouvernements, la compétition, les gains technologiques et les syndicats sont tous des facteurs importants pour expliquer les hausses des conditions de travail.

"Dites moi monsieur Louisp ça sort de quel endroit un tel raisonnement de votre part ?"

Des vilaines universités qui ne font que reproduire une élite dominante pour mieux exploiter les travailleurs....

& a dit…

CQFD, svp !… Les« universitaires » mous viennent ici et se vantent d'avoir les moyens de payer des frais de scolarité, sans jamais apporter le moindre iota d'argument factuel au-delà de ce fait même qu'ils soient à ladite université, ce qui commence à ressembler pas mal à du droit divin.

J'insiste, et je suis prêt à apprendre. En quoi les gouvernements ont-ils aidé les travailleurs, dans l'histoire de l'humanité !? Hormis ceux-là mêmes formés en partie de travailleurs regroupés et organisés, et donc, ergo, syndiqués.

Les anti-syndicalistes ne me convaincront jamais de leur honnêteté intellectuelle, tant et aussi longtemps qu'ils n'auront pas réclâmé la désorganisation équivalente du patronat. C'est le coup classique de l'équipe trop forte qui mène 7 à 1 et qui chiâle tout le temps dès que les autres ont la puck. C'est la triste danse des zouaves qui battent un cheval mort, s'y fallait que je revendique que vos universités vous passent des tests de méthode, bon sang, les classes seraient vides, ou quoi ?!

DE LA SUBSTANCE, ASTI.

D'autre part, chipoter sur un sujet pareil, c'est de la folie. Je voulais seulement vous rappeler par ces photos jusqu'où ça peut aller. Cochabamba, ça vous dit quelque chose, les universitaires ?! Laissez les actionnaires diriger la loi, ils privatiseront VRAIMENT l'eau de pluie. Éventuellement, ils feront de même avec l'air, le sommeil et le trottoir. C'est pas déjà fait, un peu, non ?!

Voyons, Louis, vous m'êtes sympathique. Vous êtes courageux, vous venez lire, c'est chouette. Vous commentez, vous êtes exceptionnel.
Mais bon sang, soyez un peu scientifique. Regardons les choses telles qu'elles sont, je vous en prie. Ensuite, vous pourrez choisir votre camp.
Il n'y a pas d'humanité dans le capital, comme il n'y a pas d'accomodement entre le requin et ses proies. Il mangera jusqu'au dernier, puis mourra de faim. C'est sa machine qui est faite ainsi. Ce n'est pas moral, ni émotif, je dis ça sans jugement, sans méchanceté. Le capitalisme est un système basé sur la croissance, enfermé dans un espace fini. ÇA CHANGERA. Avec ou sans la volonté humaine, ça changera, aussi sûr que votre poisson-rouge changera, Louis, si vous lui mettez toute la boîte de grenailles à poisson d'un coup dans l'aquarium. Il va tripper pendant un petit bout de temps, puis il va avoir très mal.
Épuisette !…

Je suis simplement de l'autre bord. Parce que je crois que les belles choses viennent du petit monde, plus que du grand. Parce que la petite pauvre qui a dit l'autre jour que « l'ambulance est la fiancée du camion de pompiers » a créé une œuvre, qu'elle ne pourra pas créer quand elle sera enchaînée à une machine à coudre. Parce que aussi, les stades Olympiques et les autoroutes métropolitaines me dégoûtent, alors que les Red House de Hendrix et les Souliers de Van Gogh me donnent envie d'aimer cette planète, et d'y vivre à fond, d'y tenter l'aventure humaine, d'y jeter mon va-tout.

C'est pour ça que je me coltine ce combat, qui fait rire certains cancres, qui passe dix pieds par dessus la tête de divers bourges, qui enrage les fachos. Je me tape ce boulot et les enquiquinements des facheux de tous ordres, par amour.

Par amour, par amour, par amour.
Tsé.

C'est à cause de l'amour, qu'y a parfois la haine.

Mais tu peux pas aimer ton ami et laisser sans haine un morlock passer dessus avec la chenille de son tank.

Tu peux pas aimer la vie et laisser sans tristesse Star Académie détruire la musique.

Tu peux pas aimer les enfants et les regarder sans colère se faire embrigader par le sous-texte raciste du Roi Lion.

Je sais pas comment, moi, m'en crisser.
C'est peut-être l'ultime preuve de ma plouquerie. Des mes origines de gros con de Montréal-Nord. Tu peux sortir un gars du boulevard de brutes, mais...
Je suis certainement pas cool, comme les cools bloggeurs qui se dandynent ici et là, racontent leurs vies de styles, racontent leur rations de déco, leurs vailles-trous, frippes, frites, fringues...

J'arrive pas à m'en colisser, voyez-vous.
J'aime la « vie ».
J'aime l'idée de la préserver.
J'aime faire des choses.
Avec d'autres esclaves, affranchis ou non.
Et seul, aussi.

Je paie pour ça.
Que les ignares s'esclaffent.
Que les nombrilistes se passent des poignets.
Mais je sais l'addition qui m'est présentée.
Et savez quoi ?!
Je la paie en me fendant la gueule.
M'en fous.
Chus presque libre.
J'ai deux jambes de l'autre côté de la clôture.
Chus presque sorti.

Regardez-moi aller, les serfs !
Je crisse mon camp.
Je vous ramènerai du gui.
Et des gouttes de rosée.
Et des histoires de gens libres, là-bas...
Loin.

Ça existe.

Ça s'est vu.

Boah...

J'aime, c'est tout.

Je peux ?!

Anyway. Pas demandé la permission à personne.
Faque. Humm.

On continue, comme prévu.



Minouches, tripotages, RPG,
É.

Daniel a dit…

Justement j'en viens des vilaines universités.
Le syndicalisme n'est pas une fin en lui-même. Il a à bien des égards des côtés presque réactionnaires Par exemple la fameuse loi sur l'équité salariale a servi principalement les salariés des classes moyennes déjà plutôt bien nantis. Bien des combats restent à faire. Depuis 30 ans le salaire des dirigeants des grandes entreprises à augmenté de façon presque exponentielle sans égard au rendement des entreprises qu'ils dirigent. C'est là un pur réflexe de classe qu'il faut combattre.

louisp a dit…

lol il est tard, je reviendrais demain.
J'aimerais juste clarifier un truc, je ne suis pas anti-syndicaliste. Je n'aime juste pas la façon que les "promoteurs" des syndicats/gauches s'approprie tous les gains des travailleurs.. c'est tout.

gomeux a dit…

Sauf votre respect mon cher LouisP, les gouvernements ont quand même pris un certain temps avant d'accepter la volonté des travailleurs à se faire moins exploiter.
On n'a qu'à se souvenir de la loi du cadenas:

http://www2.marianopolis.edu/quebechistory/docs/LaloiduCadenas-MauriceDuplessis-HistoireduQuebec.htm

C'était en 1937, la même année que l'affaire Ludlow aux states, dont il a déjà été mention ici.

http://a4a.mahost.org/ludlow.html

Et puis kein, pour se rafraichir rapidement la mémoire sur l'histoire des syndicats au Québec

http://www.er.uqam.ca/nobel/setue/spip/spip.php?article46

Donc, oui, je suis bien d'accord pour dire que les avancement technologiques, la compétition et les gouvernements ont contribués à l'avancement de la cause des travailleurs, mais sans la prise de position du mouvement ouvrier, tout ces bénifices seraient restés dans les poches habituelles, quoiqu'en disent les révisionnistes qui sévissent un peu partout, même parmi les syndiqués.

Daniel a dit…

Pour en revenir à Lucien,,,de mémoire, et corrigez moi si je me trompe, du temps qu'il était premier ministre, il avait nommé la fraudeuse de grand chemin Micheline Charest de Cinar au Conseil québécois de lutte contre la pauvreté...

gomeux a dit…

http://www.premier.gouv.qc.ca/salle-de-presse/communiques/1997/janvier/1997-01-31a.shtml

Anonyme a dit…

Mais dansez ma parole!

http://youtube.com/watch?v=3zcMS-ZKN0g

Pat B

Anonyme a dit…

The Cry of the Children
Do ye hear the children weeping, O my brothers,
Ere the sorrow comes with years?
They are leaning their young heads against their mothers---
And that cannot stop their tears.
The young lambs are bleating in the meadows;
The young birds are chirping in the nest;
The young fawns are playing with the shadows;
The young flowers are blowing toward the west---
But the young, young children, O my brothers,
They are weeping bitterly!---
They are weeping in the playtime of the others
In the country of the free.

Do you question the young children in the sorrow,
Why their tears are falling so?---
The old man may weep for his to-morrow
Which is lost in Long Ago---
The old tree is leafless in the forest---
The old year is ending in the frost---
The old wound, if stricken, is the sorest---
The old hope is hardest to be lost:
But the young, young children, O my brothers,
Do you ask them why they stand
Weeping sore before the bosoms of their mothers,
In our happy Fatherland?

They look up with their pale and sunken faces,
And their looks are sad to see,
For the man's grief abhorrent, draws and presses
Down the cheeks of infancy---
"Your old earth," they say, "is very dreary;"
"Our young feet," they say, "are very weak!
Few paces have we taken, yet are weary;
Our grave-rest is very far to seek.
Ask the old why they weep, and not the children,
For the outside earth is cold,---
And we young ones stand without, in our bewildering,
And the graves are for the old.

"True," say the young children, "it may happen
That we die before our time.
Little Alice died last year---the grave is shapen
Like a snowball, in the rime.
We looked into the pit prepared to take her---
Was no room for any work in the close clay:
From the sleep wherein she lieth none will wake her
Crying, 'Get up, little Alice! it is day.'
If you listen by that grave, in sun and shower,
With your ear down, little Alice never cries!---
Could we see her face, be sure we should not know her,
For the smile has time for growing in her eyes---
And merry go her moments, lulled and stilled in
The shroud, by the kirk-chime!
It is good when it happens," say the children,
"That we die before our time."

Alas, alas, the children! they are seeking
Death in life, as best to have!
They are binding up their hearts away from breaking,
With a cerement from the grave.
Go out, children, from the mine and from the city---
Sing out, children, as the little thrushes do---
Pluck your handfuls of the meadow-cowslips pretty---
Laugh aloud, to feel your fingers let them through!
But they answer, "Are your cowslips of the meadows
Like our weeds anear the mine?
Leave us quiet in the dark of the coal-shadows,
From your pleasures fair and fine!

"For oh," say the children, "we are weary,
And we cannot run or leap---
If we cared for any meadows, it were merely
To drop down in them and sleep.
Our knees tremble sorely in the stooping---
We fall upon our faces, trying to go;
And, underneath our heavy eyelids drooping,
The reddest flower would look as pale as snow.
For, all day, we drag our burden tiring,
Through the coal-dark, underground---
Or, all day, we drive the wheels of iron
In the factories, round and round.

"For, all day, the wheels are droning, turning,---
Their wind comes in our faces,---
Till our hearts turn,---our head, with pulses burning,
And the walls turn in their places---
Turns the sky in the high window blank and reeling---
Turns the long light that droppeth down the wall---
Turn the black flies that crawl along the ceiling---
All are turning, all the day, and we with all.---
And, all day, the iron wheels are droning;
And sometimes we could pray,
'O ye wheels,' (breaking out in a mad moaning)
'Stop! be silent for to-day!' "

Ay! be silent! Let them hear each other breathing
For a moment, mouth to mouth---
Let them touch each other's hands, in a fresh wreathing
Of their tender human youth!
Let them feel that this cold metallic motion
Is not all the life God fashions or reveals---
Let them prove their inward souls against the notion
That they live in you, or under you, O wheels!---
Still, all day, the iron wheels go onward,
Grinding life down from its mark;
And the children's souls, which God is calling sunward,
Spin on blindly in the dark.

Now, tell the poor young children, O my brothers,
To look up to Him and pray---
So the blessed One, who blesseth all the others,
Will bless them another day.
They answer, "Who is God that He should hear us,
White the rushing of the iron wheels is stirred?
When we sob aloud, the human creatures near us
Pass by, hearing not, or answer not a word!
And we hear not (for the wheels in their resounding)
Strangers speaking at the door:
Is it likely God, with angels singing round Him,
Hears our weeping any more?

"Two words, indeed, of praying we remember,
And at midnight's hour of harm,---
'Our Father,' looking upward in the chamber,
We say softly for a charm.
We know no other words except 'Our Father,'
And we think that, in some pause of angels' song,
God may pluck them with the silence sweet to gather,
And hold both within His right hand which is strong.
'Our Father!' If He heard us, He would surely
(For they call Him good and mild)
Answer, smiling down the steep world very purely,
'Come and rest with me, my child.'

"But no!" say the children, weeping faster,
"He is speechless as a stone;
And they tell us, of His image is the master
Who commands us to work on.
Go to!" say the children,---"Up in Heaven,
Dark, wheel-like, turning clouds are all we find.
Do not mock us; grief has made us unbelieving---
We look up for God, but tears have made us blind."
Do you hear the children weeping and disproving,
O my brothers, what ye preach?
For God's possible is taught by His world's loving---
And the children doubt of each.

And well may the children weep before you;
They are weary ere they run;
They have never seen the sunshine, nor the glory
Which is brighter than the sun:
They know the grief of man, but not the wisdom;
They sink in man's despair, without its calm---
Are slaves, without the liberty in Christdom,---
Are martyrs, by the pang without the palm,---
Are worn, as if with age, yet unretrievingly
No dear remembrance keep,---
Are orphans of the earthly love and heavenly:
Let them weep! let them weep!

They look up, with their pale and sunken faces,
And their look is dread to see,
For they mind you of their angels in their places,
With eyes meant for Deity;---
"How long," they say, "how long, O cruel nation,
Will you stand, to move the world, on a child's heart,
Stifle down with a mailed heel its palpitation,
And tread onward to your throne amid the mart?
Our blood splashes upward, O our tyrants,
And your purple shows your path;
But the child's sob curseth deeper in the silence
Than the strong man in his wrath!"

& a dit…

Ahh cette madame Browning.
Cutie. Amenez-moi s'en une de même que je la kidnappe pis que je l'amène à Cuba ek moé su mes genoux !

Rebienvenue, revenant de Pat B !

Merci, Dan et Gomeux pour ces précisions sur notre beau Lucien. Toujours un homme de vision.
Tu veux juste pas voir le spot rouge de sa vision dans le front de tes gamins...

xx
É.

lilas a dit…

Moi je pourrais pas être en colère tout le temps, alors je me dandine, oui, je suis de ceux-là, et je m'attarde autrement, un peu, sur le chemin.
Par amour aussi, moi aussi, pour mes enfants, pour ma fille, comme la sève.
Imagine ce que se serait pour elle si j'étais toujours en colère.

Mon engagement est tout autre que le tien.
Les femmes oeuvrent au monde de façon subtile.

& a dit…

EN COLÈRE, MOI !?!?!
ASTI DE CALISSE DE TABARNAK ?!
Eh eh eh.
Mé non.
Je rigole tout le temps.
Surtout demain !

Allons, Lilas, tu sais bien que je rigole !


Besos,

É.

lilas a dit…

Mouais c'est ça: pas en colère...


surtout demain?

xx

& a dit…

Allez, petite fleur, je te couvre les pétales de petits bisous colériques !


Grrrr...

rwatuny a dit…

«Les gouvernements, la compétition, les gains technologiques et les syndicats sont tous des facteurs importants pour expliquer les hausses des conditions de travail.» a dit louisp.

Les gouvernements, les gains technologiques, je veux bien en discuter, c'est pas certain, mais ça se défend.

Mais la compétition ??? Argh !!!

Voulez-vous dire la compétition entre travailleurs (et ou travailleuses d'ailleur) pour des pinottes de plus en plus maigrelettes.
Ou bien celle entre compagnies, qui, après coupures et brimades arrivent à faire travailler son ptit monde de plus en plus au prix de leur santé.
Ou bien encore la compétition entre pays, à qui produira les dites pinottes au plus bas prix possible.

Laquelle de ces compétitions dites vous aide la situation des travailleuses et travailleurs ?