Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

jeudi 12 avril 2007

Le Mauvais Siècle 4 ; Les Rockefeller


La façon de faire de l’argent est d’acheter quand le sang inonde les rues.
— John D. Rockefeller.

— Combien d’argent est suffisant, monsieur Rockefeller ?
— Juste encore un petit peu.





William Avery Rockefeller Senior
Charlatan, vendeur itinérant de médicaments miracles (pétrole dilué, huile de serpent, etc.), plutôt polygame, un peu gambler, il abandonna sa famille à son sort. Deux de ses fils se hissèrent parmi les hommes les plus puissants de l’Histoire.

John Davidson Rockefeller
De tous les grands héros que la terre ait porté, nul doute que John D. Rockefeller, premier milliardaire de l’Histoire, fut celui animé des meilleures intentions. Il pourchassait candidement l'objectif d’amasser le plus d’argent possible et l’on peut sans ambages déclarer : « mission accomplie, Johnny Boy ! ». Comme tous les grands capitalistes de son époque, il croyait fermement à la démocratie, aux lois du marché et au capitalisme, mais en tant que fables utiles !… Tartines populaires ! Bonnes pour les journaux ! Idéales pour abrutir les ouvriers ! Bercer leurs enfants ! Meubler les dimanches !… La meilleure preuve de l’autorité de ces mythes et galéjades est l’écrasante proportion de nos contemporains qui y croient encore de nos jours, tant à gauche qu’à droite, d’ailleurs !… Notre bon John D. fut sans doute celui qui dépensa le plus d’énergie et d’oseille à renforcer la merveilleuse légende des bienfaits de l’Industrialisation.

Après avoir érigé son empire sans la moindre corruption, répression, piraterie, tricherie ou malhonnêteté (toujours selon le folklore hollywoodien), il consacra ses jours à la quête de sa quasi christique philanthropie, beurrant avec dévotion la planète des miasmes pléthoriques que sa dégorgeante générosité. Non seulement se baladait-il les poches bourrées de pièces de 10¢ qu’il jetait en aumône aux badauds sur sa route, mais il finança également d’innombrables entreprises de bienfaisance, Églises, hôpitaux, écoles, etc. Son altruisme et sa bonté ayant fait l’objet de trillions d’hagiographies dithyrambiques, je vous parlerai plutôt ici de quelques-unes de ses passions plus discrètes, mais qui eurent sur le siècle naissant une influence remarquable.



Ayant réussi à accumuler un petit butin en spéculant sur des stocks de grain, John D. défraya les 300$ qu’il en coûtait à l’époque pour être exonéré de la conscription, et éviter la guerre civile de 1863. En lieu et place, il fit fortune en approvisionnant les troupes fédérales en whisky à des prix usuriers. Comme le camphène de presque toutes lampes états-uniennes venait des états du Sud, une pénurie menaçait. John eut l’idée géniale d’investir ses profits dans les raffineries de kérosène. Il fit des affaires d’or. En 1865, Rockefeller racheta tous ses partenaires et fonda Standard Oil. C’est là qu’il inventa l’intégration verticale. L’idée est simple, il faut posséder tous les maillons de la chaîne, la source, la transformation, les transports, les autorités. À son pinacle, en 1880, Standard contrôlait 95% du pétrole des Etats-Unis. 70% du marché de Standard se trouvait en Europe et en Russie. Vous vous ennuyez ? Ces chiffres vous endorment !? Rappelez-vous les principes de l’intégration verticale. Là où allait le pétrole de Standard, les chemins de fer, les flottes de navires et les gouvernements devaient également tomber sous le contrôle de Standard.


Bakou. Bakou est une petite ville dont on ne parle ni dans nos livres d’histoire, ni aux bulletins de nouvelles. Malgré tout, au tournant du siècle, la moitié du pétrole de la planète était sorti de Bakou. Bakou sur la mer Caspienne. Tout près de l’Afghanistan. On y reviendra, évidemment. En 1880, un boom pétrolier se produit dans la région, sous l'impulsion des frère Nobel de Suède et des Rothschild de Paris. Standard a déjà investi massivement dans la Russie Tzariste. Rockefeller tentera par tous les moyens de stopper la production ou de s'en emparer. Nicolas II, rébarbatif et loyal envers les Nobel, fidèles serviteurs de pères en fils, refusera de céder. Les champs des Nobel et des Rothschild sont la cible d'attentats. La Turquie et la Russie entrent en guerre. Le Japon attaque la Russie. Au tournant du siècle, on fera payer les Tsars pour leur arrogance.

Bakou devient rapidement un des principaux objectifs stratégiques du 20e siècle. La Turquie tente de s’en emparer en 1914, trouvant sur son chemin l’armée Russe et l’Arménie. Dommage pour les Arméniens. Le Kaiser y rêve en 14-18. Hitler rate mystérieusement l'occasion de s'en emparer, alors qu'on la lui offre sur un plateau. Bakou ?! Les pétrolières américaines ont mis la main dessus dans l'effondrement soviétique. Bakou ?! Pour transporter ses ressources vers l'Asie, on doit traverser l'Afghanistan. Oui, l'Afghanistan.

De très intenses contacts reliaient l’élite de Wall Street à la Russie dès la fin du 19e siècle. En fait, Rockefeller et ses collègues n’allaient prendre aucun risque et s’assurer de financer et d’armer les deux côtés de la révolution Bolchévique. Quand la révolution Russe se stabilisera autour de Staline au début des années 20, celui-ci fera cadeau de Bakou à un collègue et partenaire d’affaire de Rockefeller, un certain Averell Harriman, dont une des banques, la Brown Brothers Harriman était présidée par Percy Rockefeller.

En 1902, on évalua que Rockefeller possédait à lui seul les deux tiers de la production mondiale de pétrole, 1/500 de toute la richesse états-unienne et 1/2000 de la richesse mondiale. La cyclopéenne Standard Oil, enfreignant notamment la loi anti-trust, fut démantelée en 1911 à la suite d’une série de poursuites fédérales. On la divisa en 34 parcelles dont les plus connues sont Conoco, Chevron, Esso, et Mobil. Rockefeller et sa famille conservent le contrôle effectif de chacune des parties de l'Empire, qui n'a simplement plus le droit de s'avouer amalgamé. Quant à la scène internationale, les lois anti-trust ne s'y appliquent pas. Standard va donc continuer comme si rien n'était arrivé, à la différence qu'aux États-Unis, elle devra maintenir une spectaculaire charade de compétition.




Célébrons maintenant, tel que promis, la partie plus discrète (disons plus spécifique) de l’amour de son prochain dont fit preuve monsieur Rockefeller. Il acheta par exemple une église à son pasteur Baptiste, un personnage du nom de Thomas Dixon qui se rendit célèbre en publiant une vingtaine de livres, odes au Ku Klux Klan, dont le plus connu restera The Clansman. Rockefeller finança en 1902 la création du Conseil Général de l’Éducation (General Education Board), qui pendant plus de quarante ans eut une très forte et controversée influence raciste sur les institutions scolaires américaines. Toujours en 1902, John D. Rockefeller et E.H. Harriman font don de 11 M$ au Cold Spring Harbor Laboratory. Cet institut, construit sur un terrain appartenant aux frères Dulles (John Foster et Allan), est le tout premier laboratoire d’études eugénistes. C’est de là qu’apparaîtront les toutes premières lois de l’hygiène raciale. Enthousiaste, Rockefeller créé ensuite en 1909 un laboratoire d’Eugénisme sur un lopin voisin appartenant à son ami Harriman. Puis, en 1910, il finance et organise l’Association pour la Recherche Eugénique. Et encore, la même année, l’Office des Données Eugéniques. C’est une passion !… En 1911, son ami et avocat John Foster Dulles résume ainsi la science eugéniste : « en éliminant les membres plus faibles de la population, une race plus pure pourra être créée »

C’est de ces instituts eugénistes américains que migreront les thèses de la pureté de la race qui donnèrent sa couleur si particulière au milieu du Mauvais siècle. En 1928, Rockefeller fonde en Allemagne l’Institut Kaiser Wilhelm d’Eugénisme, d’Anthropologie et d’étude de l’Hérédité Humaine. Parmi les sommités qui dirigeront les recherches de ce laboratoire, on retrouve les noms de Josef Mengele et Otmar Verschuer.



Percy Avery Rockefeller
Tout au long de l’admirable carrière de son frangin, Percy Rockefeller poursuivra une course parallèle. Il dirigera et possédera en partie les Anaconda Copper, Bethlehem Steel, Biltmore Hotels, Cuba Company, Chile Copper, Westen Union, Brown Brothers Harriman, Edison, et surtout, Remington Arms. Il vendra des armes aux deux côtés pendant la première guerre mondiale et fera partie des plus ardents faucons en faveur d'une intervention américaine, qui aura finalement lieu en 1917, équipée en grande partie par Remington, évidemment. Ensuite, en pleine dépression économique, c’est le petit Percy qui offrira 400 000 mitraillettes légères Remington aux Sturmabteilungs (SA), le bras armé du parti Nazi d’Adolf Hitler.



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Sources :
• Unauthorized Biography of George Bush ; par Webster Tarpley, 1991
• Press for Conversion! magazine, Issue # 53, "Facing the Corporate Roots of American Fascism," Mars 2004, publié par Coalition to Oppose the Arms Trade.
• Wikipedia
• The History of the Standard Oil Company ; par Ida Tarbell, 1904
• German Big Business and the Rise of Hitler ; par Henry Ashby Turner, Oxford Press, 1985,
• The Nazi Hydra in America ; par Glen Yeadon et John Hawkins, 2001-2004

15 commentaires:

Pat VVV Caza a dit…

l'prochain miroir de char que j'arrache, je te le donne.
juré
un insigne de hood avec ça?
tu me dis la marque que tu veux, sauf Jaguar parce qu'ils sont "boltés" super solide(c'est faisable, j'ai déja fait, mais c'est de la maudite job, faut grimper sur le capot et y aller à coups de pieds, trop de bruit)les autres c'est tout cool, des pinces et snip, t'en veux combien?.

& a dit…

Non, non. Laisse les miroirs et les logos chromés. J'ai ici une recette, si veux l'essayer, c'est supposément très efficace. Y roule pus, ensuite, le machin à carburant fossile.

Pat VVV Caza a dit…

ça se fume dans un calumet de paix?

& a dit…

Ça fume, oui, apparemment.
Mais suis trop demi-yuppie pour avoir osé l'essayer.

Gomeux a dit…

Vivement que tu nous parles de ce cher Harriman!

Pat VVV Caza a dit…

1- c'était semi
2- pas obligé de porter le chapeau s'il ne te fait pas
3- la neige, c'est pas moi
4- je t'aime bien mon gros, t'es sympastoche, cool? c'est pas moi ton ennemi.
5- je prendrais de mon précieux temps pour venir t'écoeurer? na!
6- tire ce que tu veux de mes conneries, c'est pas à toi que je pitche les roches, c'est dans la lucarne de l'asile
7- j'ai aucune preuve de ce que j'avance, je suis qu'un crisse de crétin/menteur, mais ça m'attriste de vous voir faire plein d'émotions pour des conneries sur lesquelles vous avez aucun pouvoir.
8- Rockchose, trouve ou il parque sa bagnole pis appelle moi, si il t'as déja fait de la peine on va
aller y scraper sa boite à marde, c'est tout ce que je peux faire pour te montrer ma sympathie, en dehors de ça, hey s'cuse mais j'appelle ça du rêve, de la chnolle molle, du pas concret.
9- mon Ramen est prêt, à plus

& a dit…

Eh eh eh.
Tsé que notre équipe de cosom s'appelait autrefois les Ramens ?! Entéka.

On peut pas scraper son auto, à Rockchose, y est mort dans les années 30. Mais l'idée me plaît. Reste à l'écoute, à mesure que je vais remonter le temps jusqu'à notre époque formidable, on trouvera de plus en plus de porcs et de truies qui respirent encore le même air que nous.

Paix, saluts vulcains, ADM
xx
É.

Pat VVV Caza a dit…

j'aurai mon chapitre?

& a dit…

Mé non, pas dans cette histoire-là, amigo.
De toute façon, ton chapitre, cher Caz, c'est toi qui l'écriras. Et on a hâte de le lire.

Pat VVV Caza a dit…

je t'ai conté que je gossais des coccinelles dans du pin, que je les peignais, vernissais et en faisais plein de trucs comme des pins des boucles d'oreilles des aimants de frigo des barrettes ?
une couple d'années
des milliers que j'ai gossé, une à une, je me levais la nuit pour donner des couches de peintures, faires des points, les yeux, vernir, tout pour en avoir une batche à revendre le lendemain
j'en ai vendu partout ou je suis passé en Amérique
et l'été dans le Vieux et au mois de décembre sur la Catherine avec des heat pads dans les bottes et dans les shorts, la morve au nez
toujours en gossant Live, mon trademark, avec mon canif, sablant mes bouts de bois avec du 80 et du 120grit parce que ça fait trop de dégats en dedans
quand quelqu'un voulait un deal, je lui offrais de s'en faire une
j'écoeurais personne
mon "magasin" c'était un cartable, deux fois huit et demi par onze
j'en ai qui sont rendu sur tous les continents de la planète
j'en ai même refilé une couple à un sherpas que Bernard Voyer avait ramené d'une expédition, le deal était qu'il en monte une en haut de sa montagne, je l'ai pas suivi, mais on semblait s'être compris
des milliers, j'te dis
sur le lot, ça a du faire une couple d'heureux
je dors tranquille

conter des pipes sur du papier
j'me demande, sérieux
qu'est ce ça pèse?

Gomeux a dit…

Ché pas ce que ça pèse, mais je payerais 20 piass pour lire ce roman là. L'Homme Coccinelle, genre. Tu trouvera un meilleur tître.
Ça nous changerait du monde qui se regarde écrire leur histoire de prof de cégep devenu psychanalisse.

Thiran a dit…

Salut les aminches.
Permettez que je crache moi itou dans le crachoir.
Ce blog n’a à mon sens aucune utilité, ce qui en fait son principal intérêt.
L’évaluation de toute initiative en fonction de son utilité est un préjugé courant chez les boutiquiers.
Ceci menant à cela, on se demande de quel amour est capable le boutiquier qui pousse la soumission jusqu’à être sourd à tout ce qui n’est pas utile ?
Bref.
En lisant l’histoire de Rockefeller, je me suis souvenu que Lénine parlait du gusse quelque part.
J’ai fouillé, j’ai trouvé. C’est dans L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), ouvrage dont le concept-clé (ou cheville ouvrière, hé hé) est la concentration du capital.
L’analyse de Lénine signale une mutation dont l’importance a été notée mais n’a pas été pensée à fond, sauf peut-être par Debord. Julot Rockefeller est le principal artisan de cette mutation.
Je cite : «Les quelques banques qui, grâce au processus de concentration, restent à la tête de toute l’économie capitaliste, ont naturellement une tendance de plus en plus marquée à des accords de monopole, à un trust de banques. En Amérique, ce ne sont plus neuf, mais deux très grandes banques, celles des milliardaires Rockefeller et Morgan, qui règnent sur un capital de 11 milliards de marks. » (Lénine écrivait à partir de documents allemands.)
La constitution en trust est une nécessité du développement capitaliste, en aucun cas un accident. Ayant toujours été présenté comme une anomalie que suffisaient à réduire les lois anti-trust, ce phénomène n’a jamais été pris pour ce qu’il est : l’indice d’un changement décisif.
La loi anti-trust des État-Unis n’a jamais empêché Rockefeller de contrôler les 34 compagnies issues de la Standard Oil. Le contrôle qu’il a exercé est, pour ainsi dire, passé dans une sorte de clandestinité. C’est précisément dans cette clandestinité que l’histoire du 20e siècle, en vertu d’une nécessité qui reste à être pensée, a été forgée. Ce que l’on nous a enseigné à l’école est l’histoire des paravents qui dissimulent cette nécessité. Ces paravents ont en outre été peints à la mode 19e.
Là où on nous a répété (et où l’on continue de nous répéter, les médias s’instituant comme le relais de l’école) que prévalent la concurrence et la compétitivité existe en réalité – dans sa réalité souveraine, secrète et opératoire – l’accord. L’accord de monopole comme développement nécessaire de l’ancienne concurrence. Les crises politiques n’entament pas ce type d’entente, mais la parfont.
Penser que l’histoire du monde est l’histoire de la concurrence entre sociétés, pays, continents ou civilisations différents, c’est réfléchir avec une tête du 19e. Pour l’essentiel, l’histoire du 20e siècle attend toujours d’être écrite.
L’historien qui s’en chargera notera le caractère dépassé des notions de nation, de souveraineté, de guerre et de paix, pour lesquelles les hommes militent, se battent et meurent – ignorant qu’ils répondent ainsi à une nécessité qui a depuis longtemps cessé de tenir leur humanité pour quelque chose.
Lénine effleure la question mais, tourné vers l’organisation de l’action, il ne s’y arrête pas.
«Ce n’est plus du tout l’ancienne concurrence des patrons dispersés qui s’ignoraient réciproquement et produisaient pour un marché inconnu. La concentration en arrive au point qu’il devient possible de faire un inventaire approximatif de toutes les sources de matières premières (…) d’un pays, voire du monde entier, etc. »
Il effleure cette question là où il évoque l’«inventaire» – celui de la réalité entière, qui comprend autant les choses que les hommes. Les chipotages d’eugénisme auxquels Rockefeller est associé vont dans le sens de cet inventaire.

Mais que peut signifier, pour un homme, être partie d’inventaire ? Quel rapport un tel homme, pris comme élément d’inventaire, entretient-il désormais avec toute chose, qu’une nécessité qu’il reste à penser institue de façon essentielle comme élément d’inventaire ?
Faut-il le demander aux boutiquiers ?

& a dit…

Bienvenue dans le crachoir, cher Thiran.
C'est une entrée, disons, fracassante !

En passant, les Morgan dont le vieux Kamarad Vlad parle sont les vedettes de ma prochaine coulisse.

& a dit…

Petit addendum que je juge finalement plus pertinent qu'anecdotique (après cogitation consécutive à la lecture du commentaire de monsieur Thiran). En fait, je me suis pissé dessus et ça aurait dû faire partie du texte.

L'Affaire Ludlow.

gomeux a dit…

Thiran!
Ce nom semble sortir d'outre tombe.
Il fait bon vous lire!

Je me demande pourquoi Plamondon n'a pas encore écrit de chansons la dessus, "l'homme inventaire", ça punch...

Fait toujours du bien aussi de retourner aux sources du syndicalisme. Ça rends les voix des sirènes de la firme Bouchard Dumont Taillon et Mulroney encore plus stridentes...
Répétons ensemble les paroles du bon Lulu:
"les syndiqués sont gras duuuur (avec l'écho) duur, duuur duuuuuuur."