Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

dimanche 15 avril 2007

La Lune a échappé à un bombardement nucléaire !



Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 30/11/2006 à 10h12


L'armée américaine avait l'intention de faire exploser une charge nucléaire à la surface de la Lune en démonstration de sa puissance durant la période de la guerre froide, révèle un ancien scientifique aujourd'hui à la retraite.

Le Dr Leonard Reifel exerçait comme physicien pour le compte de l'Armour Research Foundation de Chicago, laquelle fait aujourd'hui partie de l'Illinois Institute of Technology, au service notamment de l'armée de l'air américaine à l'époque de la guerre froide. Agé de 78 ans, il confirme certains faits jusqu'ici considérés comme des rumeurs.

Reifel rapporte qu'après le choc subi par les Américains suite au lancement par les Soviétiques du premier satellite artificiel, l'armée de l'air était prête à utiliser n'importe quel moyen pour regagner la confiance de la population. Malheureusement la toute jeune Nasa n'arrivait pas à égaler les exploits spatiaux du bloc de l'Est et enchaînait échec sur échec, un grand nombre de ses fusées explosaient au décollage ou s'écrasaient. Plus grave, l'opinion publique américaine était persuadée que les Soviétiques étaient capables de lancer une arme nucléaire vers le territoire des Etats-Unis alors que ceux-ci ne possédaient pas la technologie nécessaire pour riposter.

Le chercheur et son équipe se sont alors vu confier la mission de réaliser une charge nucléaire suffisamment compacte pour être lancée vers la Lune et y exploser, mais dont la puissance aurait rendu l'explosion aisément visible à l'œil nu depuis la Terre. Elle devait produire un cratère lunaire ainsi qu'un nuage de poussière qui, suite à l'absence d'atmosphère, se serait répandu très rapidement dans toutes les directions au lieu de former l'habituel nuage en forme de champignon.

De mai 1958 à janvier 1959, Reifel a produit plusieurs rapports sur les effets du souffle ainsi que l'ensemble des effets possibles, y compris l'impression visuelle depuis la Terre, selon qu'elle se produise sur la partie éclairée ou non de notre satellite. Parmi les différents projets, la bombe à hydrogène a été retenue, car cette formule autorisait la conception d'une charge à la fois peu volumineuse et légère.

Il était prévu que la bombe soit emportée par un missile balistique intercontinental tel ceux que les Etats-Unis ont commencé à déployer sur tout leur territoire à partir de 1959.

Finalement, les fonctionnaires de l'armée de l'air ont réalisé que les risques de l'opération l'emportaient sur les avantages, notamment en cas d'échec au lancement ou de retombée du missile sur une zone habitée, et ont abandonné l'idée. Mais l'argument décisif fut qu'il n'était absolument pas souhaitable, d'un point de vue scientifique, de ruiner l'environnement naturel primitif de la Lune.

Après cette période, le Dr Reifel a travaillé à l'Université de Chicago avec le physicien Enrico Fermi, puis plus tard a été nommé directeur adjoint de la Nasa durant le programme Apollo. Mais on peut affirmer que la Lune l'a échappé belle !



http://www.futura-sciences.com/news-lune-echappe-bombardement-nucleaire_10037.php
———————————————————————

Autre source, pardonnez l'anglais :

PHYSICIST: U.S. MULLED MOON NUCLEAR DETONATION

New York Times News Service May 16, 2000
The United States weighed a plan to detonate a nuclear bomb on the moon as a show of military and technical strength during the feverish post-Sputnik days of the Cold War, according to a physicist involved in the plan.

Physicist Leonard Reiffel, 72, said Monday that he was in charge of a highly classified study of the blast's visibility, its possible scientific benefits and its effects on the moon's surface.

His research got under way in 1958, sponsored by the Air Force special weapons center in Albuquerque and involved up to 10 people on his staff, including Carl Sagan, then a young astronomer and later the popularizer of science.

"The foremost intent was to impress the world with the prowess of the United States," Reiffel said.

"It was a PR device, without question, in the minds of the people from the Air Force."

The nuclear flash would have been widely visible from Earth, he said, and would have produced a lunar crater and dust cloud that, because of the moon's lack of atmosphere, would have flown out in all directions rather than in the usual mushroom shape.

He said the project ended when Air Force officials decided its risks outweighed its benefits. A spokesman said the Air Force would not comment until it could review records.

Reiffel said the Air Force plan was seen as a way to bolster national confidence after the Soviet Union launched the world's first satellite, Sputnik, into orbit in October 1957.

The United States had a hard time catching up, exploding many rockets and succeeding in orbiting a satellite in January 1958 that weighed just 101/2 pounds. National esteem was low for years, because much of the world assumed that the Soviets could launch a nuclear weapon at the United States but that the U.S. was unable to reply.

Reiffel said his research was done at the Armour Research Foundation in Chicago, which did work for the Air Force and is now part of the Illinois Institute of Technology. He was the head of physics for the foundation and also led the secret study.

Reiffel made his role in the project public in a letter in the May 4 issue of the journal Nature. The letter addressed the bomb study and Sagan's role. He said he had Sagan investigate whether the blast could be used to identify the presence of organic molecules on the moon.

In 1959, the Soviet Union became the first nation to crash a probe into the moon. After several failures, the United States did so in 1962.

"As these things go, this was small," Reiffel said of the bomb project. "It was less than a year and never got to the point of operational planning. We showed what some of the effects might be.

"But the real argument we made, and others made behind closed doors, was that there was no point in ruining the pristine environment of the moon. There were other ways to impress the public that we were not about to be overwhelmed by the Russians," he said.

9 commentaires:

Marie-Ève a dit…

Ben, en tout cas.

Le moins qu'on puisse dire, Monsieur McComber, c'est que vous avez une belle imagination!

À quoi ça vout sert tout ça? ;-)

& a dit…

Euh...
J'en ai aucune, d'imagination. Même ma fiction est insupportablement dénuée d'invention.
Chus que plate, plate et enocre plate.

Eh eh.
Bienvenue dans le Crachoir, Marie-Ève.

Marie-Ève a dit…

Oh, Monsieur McComber, vous ne devriez pas dire des choses pareilles! Votre "fiction" regorge de créativité!

(Dit-elle, tout excitée).

Comment ne pas y voir une âme noble qui cherche à s'exprimer à travers des intentions didactiques latentes?

Comment aussi ne pas supposer qu'il se cache, derrière toutes ces idées, derrière toutes ces théories, ma foi, phantasmagoriques (!), une recherche sur les modes de perception du réel.

Je vais vous diren moi. Nous, vos lecteurs, n'arrivons pas à saisir au juste ce que vous cherchez à faire. Êtes-vous simplement fou?

Allons donc! Ce serait une drôle d'idée!

Bon! Je retourne à mes lectures. Connaissez-vous Katerine Mansfield? Elle est merveilleuse!

Au revoir !

Pat VVV Caza a dit…

simplement fou, j'aime
est bonne...
c'est un métier que je ferais
ça, ou bonhomme sept heure

& a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
& a dit…

C'est vrai ce que tu disais, que c'est reposant de savoir que sur d'autres planètes aussi, ça va mal. Y nous reste à souhaiter que Dumont, Charest et Harper aillent « gouverner » sur Mercure ou Neptune.

Pat VVV Caza a dit…

t'sais
le jour qu'ils trouveront comment me gouverner j'aimerais bien connaitre leur truc
fait longtemps que j'cherche

Mistral a dit…

Ça lui sert à vivre debout. Il mourra debout pendant que ses contemporains dorment debout. C'est un idéaliste libertaire que tous les chihuahas s'agrippant à ses chevilles finiront par dévorer, but not today.

chien et sanglier a dit…

bah wesh, vois-tu.
bonne continuation.